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Devant la New Court House mardi dernier : des actes d’intimidation de gros bras déplorés

Les récidivistes avaient le visage masqué.

La mobilisation d’un groupe de gros bras aux abords de la New Court House, mardi 12 janvier,  a suscité de vives réactions dans le pays. 

Des membres de ce groupe menés par les récidivistes Vishal Shibchurn et Manan Fakoo, qui ont fait beaucoup parler d’eux dans le passé pour des démêlés avec la justice, ne s’étaient pas privés de s’en prendre verbalement à des journalistes allant même jusqu’à menacer une journaliste de RadioPlus en ces termes : « taler mo kraz kamera la ».

Ces scènes ont été filmées et relayées en live sur la page Defimedia.info. Ces deux récidivistes circulaient parmi des membres d’un groupe, le visage masqué portant des casquettes. Ils portaient aussi des capuchons. Ils usent des actes d’intimidation contre tous ceux qu’ils considèrent comme des obstacles sur leur route.

Du côté des Casernes centrales le Police Presse Office soutient qu’aucun incident majeur n’est survenu et que tout citoyen est libre de circuler dans la capitale. « À aucun moment il y avait interdiction de circuler à Port-Louis, la police a agi pour éviter des affrontements », explique l’inspecteur Siva Coothen de la cellule communication de presse de la police. 

Ce dernier insiste que ce jour-là, « le dispositif policier a fonctionné à merveille, on est satisfait du maintien de l’ordre sur place, il n’y avait aucun incident à déplorer. Personne n’est venu de l’avant pour porter plainte. Il n’y a pas eu de traitement de faveur », souligne l’inspecteur Coothen.

Mais du côté des avocats de la famille Kistnen, on déplore la présence de ces gros bras. Le Leading Counsel,  Rama Valayden, qui est à la tête du panel d’avocats se présentant comme les Avengers, déplore le fait que ce groupe ait agi de la sorte.  « Toute forme de violence est condamnée par le groupe Avengers. La police doit mener son enquête en espérant que la journaliste a consigné une plainte. Si elle ne l’a pas encore fait, nous sommes disposés à l’aider dans sa plainte », a affirmé Rama Valayden. 

« Pa esay kominaliz-li. Bizin pena kominalis, rasis dan nou repiblik, sirtou deza ena mor dom. Bizin vizilan », lâche l’avocat.


« J’ai le droit de marcher »

Aussi connu des services de police, Manand Fakoo était également présent mardi devant la New Court House. Il a soutenu, brièvement, qu’il est ami à Vishal Shibchurn et qu’il avait le droit de marcher. À plusieurs occasions, Manand a fait face à la justice pour troubles à l’ordre public, agressions, menaces, injures, possession d’armes à feu. En 2006, il a été victime d’une agression par des vigiles lorsqu’il s’était rendu dans une maison de jeux à Quatre-Bornes. Il avait été tabassé et laissé dans la rue.
 

Une nouvelle accusation contre Vishal Shibchurn

Depuis ces dernières années, Vishal Shibchurn se retrouve sous les feux de l’actualité. Suspecté de faire partie d’un groupuscule dans le Sud du pays, sa présence était très remarquée aux abords de la New Court House mardi. D’emblée, sur un ton menaçant, il a ordonné à la journaliste de cesser de filmer. Au fil de ces années, son casier judiciaire s’est étoffé. Il a été accusé d’agression, de braquage, d’usage d’armes à feu entre autres. Il risque dans les jours à venir de se retrouver dans de beaux draps. Fardeen Okeeb, qui avait tenu des propos à relent communal puis tabassé par la suite, s’est rendu jeudi au Central Criminal Investigation Department (CCID)  pour dénoncer ses agresseurs. Il dit avoir reconnu parmi l’habitant du Sud.

 

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