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Devadrassen, 53 ans, périt carbonisé - Ponama, sa mère : «53 banané monn get mo garson zame linn gagn enn problem»

Devadrassen Poulanyapillay Devadrassen Poulanyapillay

À 76 ans, Ponama est une mère affligée voire dévastée. Elle n’arrive pas à croire que son fils Devadrassen Poulanyapillay, 53 ans, ait quitté ce monde. Jeudi, cet habitant de Terre-Rouge a péri carbonisé dans un incendie qui a éclaté dans la maison de sa nièce à Mont-Roches.

C’est une mère anéantie, écrasée par une immense douleur. Raison, elle a perdu son fils. Ponama explique que son fils Devadrassen suivait des traitements à l’hôpital Brown Sequard, Beau-Bassin, car il souffrait des problèmes psychiatriques. Après ses traitements, il avait l’habitude de se rendre chez sa nièce à Mont-Roches. Mais, jeudi dernier, il n’avait pas de rendez-vous à l’hôpital psychiatrique, explique sa mère. Ce n’est qu’après le sinistre que sa mère Ponama a appris que son fils s’était rendu chez sa nièce. « J’ignorais où il était. Je croyais qu’il se trouvait dans la localité avec des amis », pleure Ponama.

Ponama est hantée par ce drame qui a coûté la vie de son fils. Certains disent que Devadrassen a fumé et qu’il se pourrait qu’une cigarette serait à l’origine de ce drame. Toutefois, Ponama assure qu’elle n’a jamais vu son fils fumer une cigarette, ni elle a vu une boîte de cigarettes dans sa chambre. « Kapav li pa rod fim devan mwa. » Mais, elle assure que si son fils était à la maison, ce drame aurait pu être évité. « Zame linn fim dan lakaz. »

Pour cette retraitée, c’est la deuxième grande perte de sa vie. Elle a perdu son époux il y a à peine trois ans. Ce dernier était souffrant. Ponama ne s’est pas encore remise de cette perte qu’elle trouve le malheur de perdre cette fois-ci son fils. Selon les dires de certains proches, Devadrassen est venu se reposer chez sa nièce car il était un peu fatigué. Mais, sa mère appuie que son fils se portait bien quand il a quitté la maison. C’est très dur pour une mère de voir le corps de son fils sans vie sur un canapé, surtout s’il n’est pas mort d’une cause naturelle, lâche-t-elle en sanglots.

Malgré sa maladie, Devadrassen était la raison de vivre de sa mère Ponama. « Il m’a beaucoup soutenu après le décès de mon époux. Mon fils nettoyait la cour tous les jours. Il s’occupait de moi quand j’étais malade. Aujourd’hui, il m’a quitté. » Déprimée, cette mère ne cesse de murmurer : « 53 banané monn get mo garson zame linn gagn enn problem. Kouma linn sorti linn ale, linn al perdi lavi. »

Déchirée par la souffrance, cette mère estime qu’avant de perdre la vie, son fils a dû beaucoup souffrir dans cet incendie. Elle est d’autant plus attristée car en tant que mère elle n’a pas pu être là pour protéger son fils ni le secourir. Perdue dans ses pensées, elle essaie de revoir la scène horrible qu’a vécue son fils. « Brile dan enn dife, ou kone ki sa soufrans lasa. Kan nou kui si nou lamin brile, nou bien soufer. Mo zanfan finn brile net. Linn bizin boukou soufer », pleure-t-elle continuellement.

Selon les dires, le quinquagénaire dormait dans une chambre chez sa nièce à Mont-Roches quand l’incendie a éclaté. Malheureusement, il s’est retrouvé prisonnier des flammes. Le sinistre a pu être maîtrisé mais Devadrassen n’a pas survécu à ses brûlures. Alertée, la police de Barkly a fait le déplacement. La police scientifique y était aussi. Des échantillons ont été envoyés pour des analyses à la Forensic Science Laboratory (FSL). Selon le rapport de l’autopsie, la victime est morte suite à des brûlures excessives. La police poursuit son enquête.  

Les funérailles de Devadrassen Poulanyapillay ont eu lieu vendredi à 16 heures au domicile de sa mère, à Terre-Rouge.