Deuxième agression à la Mohunlall Mohith Govt School : l’élève renvoyé pour la troisième fois depuis le début de l’année
Par
Annick Daniella Rivet
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Annick Daniella Rivet
Transféré de la Saint-Pierre RCA School après y avoir semé la terreur, un élève a récidivé deux fois en moins de deux semaines dans son nouvel établissement. Rizwan Chumroo, père de la victime, exige désormais une suspension de deux mois et une évaluation psychiatrique complète.
Un enfant renvoyé de la Saint-Pierre RCA School pour comportement violent a frappé à nouveau – deux fois – dans l’école où il avait été transféré. Le 22 avril, il s’en est pris à Zayd Chumroo, fils du physiothérapeute Rizwan Chumroo, élève de la Mohunlall Mohith Govt School. Renvoyé pour cette agression, il a récidivé dès son retour, le 4 mai, en s’attaquant à nouveau au même enfant. Nouveau renvoi, cette fois jusqu’au 18 mai.
Face à cette escalade, Rizwan Chumroo a saisi le ministère de l’Éducation et l’Ombudsperson for Children dans une correspondance au ton ferme.
« Faute de mesures immédiates et appropriées prises en réponse à cette affaire, je me réserve le droit d’adresser une mise en demeure formelle et de saisir les autorités compétentes », écrit-il, posant un ultimatum sans équivoque.
L’élève en question fréquentait auparavant la Saint-Pierre RCA School, où il lui était reproché d’avoir semé la terreur parmi écoliers et personnel. Renvoyé en fin de premier trimestre, il avait été transféré à la Mohunlall Mohith Govt School, où l’histoire s’est répétée, et rapidement.
Dans sa correspondance adressée également à la maîtresse de classe, Rizwan Chumroo reproche à l’établissement son manque de communication et rappelle que le droit à l’éducation, garanti par la Convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant, ne saurait faire obstacle à une intervention rapide face à des comportements graves.
Invoquant les Education Regulations 1957, Article 13(2), il réclame la suspension immédiate de l’élève pour une durée de deux mois, afin de permettre une évaluation spécialisée complète : comportementale, cognitive et psychiatrique.
Il évoque des troubles potentiels tels que le « Conduct Disorder » ou le Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), et demande un rapport détaillant les facteurs contributifs, le niveau de risque et les pistes d’intervention. Le père propose également un suivi multidisciplinaire structuré, associant participation des parents, thérapie psychologique et, si nécessaire, orientation psychiatrique.
Du côté du ministère de l’Éducation, on indique que le dossier est suivi de près. L’enfant bénéficierait d’un accompagnement psychologique régulier, et de petits progrès seraient notés. Il doit reprendre les cours lundi prochain, 18 mai.