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Deux personnes âgées attaquées par des jeunes

Ils se sont retrouvés face à des malfrats à leurs domiciles respectifs, la semaine dernière. Les auteurs des vols ont profité de la vulnérabilité de leurs victimes avancées en âge pour passer à l’acte. Si, à Grand-Gaube, le suspect est toujours recherché, deux suspects ont été appréhendés à Pamplemousses

Vivant dans la précarité, Laval, 82 ans, face à un intrus

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Laval Wong vit seul dans sa maison à Grand-Gaube.

Laval Wong soufflera sa 83e bougie, le 23 octobre prochain. Cet ancien chauffeur de camion n’aurait jamais pensé vivre un tel cauchemar. Veuf depuis une vingtaine d’années, il vit seul dans sa maison à Grand-Gaube. Une baraque visiblement abandonnée et en état de décrépitude. D’ailleurs, un arbre dans sa cour s’y est penché dangereusement. Construite en dur, mais avec des poutres de bois et des feuilles de tôle, sa maison peut s’effondrer à n’importe quel moment. « Momem mo pena nanye », se désole l’octogénaire. Seule sa radio lui tient compagnie.

À l’intérieur de sa modeste bicoque se trouvent de vieux meubles, dont une armoire contenant des linges en lambeaux et un matelas usagé. Des toiles d’araignée ornent le plafond en tôle. « Depi mo madam inn mor, monn dekouraze », poursuit-il. L’unique fils de Laval s’est installé en France, il y a 37 ans. L’octogénaire tient à souligner qu’il vit dans cette région du Nord-Est de l’île depuis voilà cinquante ans et que c’est la première fois qu’il subit une telle attaque.

Malgré son âge avancé, Laval a la mémoire vive. Il revient sur le vol dont il a été victime, jeudi aux petites heures du matin. « Je me suis réveillé vers 2 heures, je n’avais pas de sommeil. J’étais assis sur une chaise en plastique », se remémore la victime. Sa porte de derrière n’était pas verrouillée. « Sa finn pas mari vit. Enn sel kou, laport finn ouver. Enn misie paret zen, inpe kler finn paret devan mwa. Li ena enn mask lor so figir. Li pann dir nanye », ajoute Laval.

Voyant le malfrat face à lui, Laval s’est levé d’un bond de sa chaise, mais « linn pous mwa enn sel kou, monn tom lor sez plastik-la, ki finn kase », raconte-t-il. Il lui a fallu un instant pour reprendre ses esprits. Le suspect a fouillé la vieille armoire de l’octogénaire. « Je venais d’avoir ma pension. Je suis cardiaque. J’ai utilisé une partie de l’argent pour acheter des médicaments. Le voleur a pris tout mon argent et mes comprimés avant de disparaître », souligne-t-il.

Phoolah se fait dépouiller par son petit-fils

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Phoolah Doyal, 75 ans, tenant le tricot que le suspect avait placé sur son visage pour la voler. Arvin Doyal, le petit-fils de Phoolah Doyal arrêté avec son complice. Karounsing Ramnauth avait placé un tricot sur le visage de la victime, avant d’arracher ses deux chaînes en or.

Ayant des problèmes au dos et d’autres soucis de santé, Phoolah Doyal, veuve âgée de 75 ans, s’est mise au lit vers 11 heures, le vendredi 15 octobre. Elle voulait se reposer tranquillement dans sa maison à Pamplemousses. « Monn vinn lor lili. Enn kou kamarad mo ti zanfan finn vini. Linn met enn triko lor mo figir. Monn santi mwa pe toufe. Monn dir li, ki to pe gagne la ? Linn aras lasen dan mo likou. Lasen la finn kase. Linn sover », explique la vieille dame. « Monn krye voler, voler ! »

La victime fait allusion à Karounsingh Ramnauth, 28 ans, complice de son petit-fils Arvin Doyal, alias Poom, 29 ans. Ce dernier est un habitual criminal, mais la grand-mère précise que jusqu’ici, son petit-fils ne l’avait jamais volé.

Sans plus tarder, le suspect a pris la fuite à l’arrière de la maison en traversant une plantation de légumes. Il s’est ensuite rendu sur l’autoroute quelques mètres plus loin, où le petit-fils de la dame l’attendait. Les deux hommes ont pris la poudre d’escampette.

Suivant les indications de la victime, les hommes de l’inspecteur Rambarrun ont vite retracé les suspects. Quelques heures plus tard, ils ont procédé à l’arrestation des deux malfrats. Lors d’un interrogatoire, le petit-fils et son complice ont reconnu leur participation dans ce vol.

La police ayant objecté à leur remise en liberté sous caution, ils demeurent en cellule policière. Quant à Phoolah Doyal, elle se remet petit à petit de cette attaque. « Pourtan, mo ti deza donn mo ti zanfan-la enn lasen Rs 10 000 », se désole Phoolah Doyal.

Elle a reçu la visite d’un voleur dans la soirée de Lundi - Premila : «Li ti kapav fini touy mwa»

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Premila, 62 ans, vit dans la peur.

Cette retraitée du village de l’Espérance, Quartier-Militaire, vit dans la crainte et le désarroi depuis la mésaventure qu’elle a vécue. Dans la soirée du lundi 11 octobre, Premila, 62 ans, s’est retrouvée nez-à-nez avec un intrus dans son domicile. Il s’agit de Nedhi R., 22 ans, connu dans la localité pour ses multiples démêlés avec la police.

« Aswar mo rest per kan mo dormi, mo panse tansyon dimoun pe rant dan mo lakaz », confie Premila au Défimedia Group. La sexagénaire vit un véritable traumatisme depuis que sa maison a été visitée par un intrus. La retraitée y vit seule. Elle raconte que, chaque soir, elle rentre chez elle après avoir passé sa journée chez son fils, qui vit à quelques pas. Néanmoins, elle pense que si le pire allait arriver ce soir-là, nul aurait pu intervenir. « Li ti pou kapav fini touy mwa, personn pa ti pou kone », lâche-t-elle toute tremblante. Il pleuvait des cordes en début de soirée du lundi 11 octobre. « Ar tapaz lapli, personn pa ti pou tande. » dit-elle. 

Elle se souvient que, dès qu’elle a franchi le portail de sa maison, le lundi 11 octobre, elle avait eu un sentiment étrange. Des traces d’eau sur le sol à l’intérieur de la maison l’ont intriguée. « Monn trouv sali mouye partou anba, monn dir li bien drol », confie Premila. Pour en avoir le cœur net, la femme de 62 ans s’est rendue dans les différentes pièces de sa maison pour allumer les lumières. « Kan mo pe rant dan enn lasam, monn tann enn tapaz. » Dès lors, Premila était certain qu’il y avait un truc de louche. De plus, elle a remarqué qu’une fenêtre était ouverte dans la cuisine. « Zame sa lafenet la ouver sa. »

À cet instant précis, Premila avait le cœur qui battait la chamade. « Monn gagn enn sezisma, pa ti mem kapav bouze pou sorti dan salon. » Et lorsqu’elle a voulu y sortir, Nedhi s’est précipité sur elle, l’a bousculée avant de prendre la fuite. « Me monn fini rekonet li. » Terrifiée et encore sous le choc, Premila raconte que « Nedhi ti dan mo lasam lapriyer ».

Quelques heures après, soit dans la même soirée, Nedhi R. a été arrêté par la Criminal Investigation Division de Quartier-Militaire. Positivement identifié par Premila lors d’une parade d’identification, il est maintenu derrière les barreaux.

 

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