Détroit d’Ormuz : qui peut encore passer ?

Par Defimedia.info
Publié le: 17 mars 2026 à 05:56
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Hormuz strait
Seuls quelques pays ont jusqu’ici obtenu des autorisations concrètes à traverse ce passage stratégique. (Infographie : Al Jazeera)

Alors que le conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël perturbe fortement le trafic maritime, Téhéran affirme maintenir une ouverture partielle du détroit stratégique d’Ormuz, tout en imposant des restrictions ciblées.

Selon les autorités iraniennes, les navires appartenant à des pays considérés comme « non hostiles » peuvent continuer à traverser ce passage clé pour le commerce mondial. En revanche, les bâtiments liés aux États-Unis et à Israël sont explicitement exclus et considérés comme des cibles potentielles.

Dans les faits, seuls quelques pays ont jusqu’ici obtenu des autorisations concrètes. Voici ce que l’on sait des pays concernés :

•    Pakistan

Un pétrolier Aframax battant pavillon pakistanais, le Karachi, a quitté le Golfe en traversant le détroit d’Ormuz dimanche, selon Bloomberg.

•    Inde

L’ambassadeur iranien en Inde, Mohammad Fathali, a indiqué que certains navires indiens avaient été autorisés à franchir le détroit, une exception rare dans le contexte du blocus. Le même jour, New Delhi a confirmé que deux pétroliers transportant du gaz de pétrole liquéfié avaient traversé le détroit en toute sécurité, en route vers l’Inde.

•    Turquie

Un navire appartenant à une compagnie turque a été autorisé à passer après obtention d’une permission de Téhéran, selon le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu. Sur quinze navires concernés, un seul a pour l’instant reçu le feu vert.

Des discussions en cours

Par ailleurs, d’autres puissances cherchent encore à obtenir des garanties. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a confirmé que plusieurs pays avaient sollicité un passage sécurisé, précisant que la décision finale revenait aux autorités militaires.

Voici les pays concernés :

•    Chine

La Chine est en discussions avec l’Iran pour permettre à ses navires transportant du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié qatari de traverser le détroit en toute sécurité. Pékin, fortement dépendant du pétrole du Moyen-Orient — dont 45 % transite par Ormuz — exerce des pressions sur Téhéran pour garantir le passage.

•    France et Italie

Selon le Financial Times, la France et l’Italie ont également entamé des démarches pour négocier un passage sécurisé pour leurs navires, bien qu’aucun accord n’ait encore été confirmé.

Dans ce contexte de tensions extrêmes, le détroit d’Ormuz reste un point névralgique du commerce mondial, avec des répercussions directes sur les marchés énergétiques et la stabilité économique internationale.

Source : Al Jazeera

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