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Détournement allégué : l’Icac s’intéresse aux placements du groupe Adani Maurice

La Commission anti-corruption entend vérifier le bien fondé des révélations faites la semaine dernière par le quotidien britannique The Guardian et répercutées localement par le Défi Plus samedi.

L’Independent Commission against Corruption (Icac) s’intéresse aux placements des Rs 8 milliards du groupe indien Adani à Maurice. Une enquête sera ouverte dans les jours à venir pour déterminer si l’offshore a été utilisé pour blanchir de l’argent mal acquis.

Il y a une semaine, le quotidien britannique The Guardian a mis en ligne des documents confidentiels des services de douane indiens qui mettent en lumière le détournement allégué de 235 millions de dollars (Rs 8 milliards) par le groupe indien Adani qui a des intérêts dans divers secteurs de l’économie indienne. Le groupe aurait eu recours à la société Electrogen Infra Holdings Pvt Ltd (EIHPVL) qui est spécialisée dans le commerce d’équipements électriques pour transférer cet argent dans l’île.

Cette somme provient des aides obtenues auprès du gouvernement indien par le groupe pour l’achat d’équipements requis pour un projet électrique dans l’Etat du Maharashtra. Ces équipements provenant de Chine ou de Corée du Sud ont été commandés auprès de la filiale dubaïote d’EIHPVL, Electrogen Infra FZE (EIFZE), à travers une autre filiale du groupe, PMC Project (India) Private Ltd. Bien que les équipements aient été livrés en Inde, les factures émises par EIFZE, à Dubaï, équivalent à une majoration allant de 400 % à 800 %.

Les services de douanes indiens ont pu comprendre le mécanisme de la fraude alléguée : un équipement vendu par Hyundai Heavy Industries à EIFZE à 65,3 millions de dollars était revendu par celle-ci à PMC Project (India) Private Ltd à 260,6 millions de dollars. La différence de 194,9 millions de dollars représente une hausse de 398 %. Dans un autre cas, le prix d’un transformateur a subi une hausse de 400 %.

L’argent versé à EIFZE est alors dirigé vers EIHPVL, à Port-Louis, qui serait géré, à travers un trust, l’Asankhya Resources Family Trust, par Vinod Shantilal Shah, plus connu comme Vinod Shantilal Adani, le frère aîné de Gautam Adani, grand patron du groupe familial. En fin de semaine dernière, le parti du Congrès a accusé le Bharatiya Janata Party de Narendra Modi, censé être proche du groupe Adani, de faire « ralentir » l’enquête ouverte alors qu’il était au pouvoir.

Le quotidien britannique s’intéresse à cette affaire car le groupe Adani souhaite obtenir des subsides de 700 millions de dollars, soit plus de
24 milliards de roupies, du gouvernement australien pour construire un chemin de fer entre une mine de charbon de Carmichael et un terminal situé près de la Grande barrière de corail à Abbot Point, dans le Queensland.

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