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Des urgences expliquent l’absence de médecins : une journée particulière à l’hôpital du Nord

hopital du nord Une bonne communication aurait désamorcé la tension.

Des imprévus et une absence de communication peuvent être à l’origine de gros problèmes à l’hôpital public. Voici ce qui s’est passé à l’hôpital du Nord, le lundi 25 février. Le récit est de Tahir, un photographe qui avait rendez-vous avec un chirurgien.

13h25 : Ayant rendez-vous à 13h30, Tahir se présente à la réception. Il doit être examiné par un  chirurgien. On lui dit que le rapport de l’examen radiologique (X-ray) effectué la veille n’est pas encore disponible.

14 h 00 : Ledit rapport arrive, mais cette fois, c’est le chirurgien qui n’est pas là. « Depuis 13h30, on nous a informés qu’il n’est pas à sa place. » Entre-temps, le nombre de patients grandit à la réception. Il y a un enfant dont la main est plâtrée, des personnes âgées qui ne comprennent pas ce qui arrive, il y a un autre monsieur dont la jambe est dans le plâtre, d’autres attendent de revoir leurs cartes, d’autres le rapport X-ray. Il fait une chaleur insupportable. Zéro ventilation. Il n’y a ni ventilateurs, encore moins de climatiseurs. Il y a tellement de patients que tous n’arrivent pas à s’asseoir, faute de sièges.

Les réceptionnistes et les patients sont séparés par une baie vitrée. Quand les réceptionnistes appellent leurs noms, souvent les patients ne l’entendent pas clairement, à cause de cette séparation vitrée et du tapage dans la salle.

14h25 : On informe les patients que le médecin sera là à 17h00. Huit patients attendent encore, parmi le photographe. La majorité des gens est partie. Le groupe de huit patients décide de porter plainte auprès du surintendant.

14h35 : Le surintendant annonce que deux médecins vont bientôt venir. Parmi les huit patients, qui poireautent depuis des heures, figure un garçon âgé de trois ans. Accompagné par un parent, il est là depuis 12h30.

14h40 : Un médecin arrive enfin ! Les consultations démarrent.

14h50 : Un deuxième médecin arrive.

Depuis 13h30, une dame âgée ne sait où aller. En fait, elle va et vient dans toutes les directions. Elle demande sans cesse quand viendra son tour pour être ausculée.

L’assistante-surintendante : « Il y avait des urgences, la vie d’une mère de deux enfants à sauver »

Contactée par la rédaction sur l’absence des médecins, l’assistante-surintendante de l’hôpital du Nord a bien voulu apporter des explications. « Il y avait des urgences. Il s’agissait de sauver la vie d’un jeune blessé dans un accident et celle d’une mère de famille de 41 ans, dont les enfants sont encore en bas âge. Sauver la vie de ces personnes était une urgence vitale. Nous avons dû mobiliser toutes nos ressources, qu’il s’agisse des médecins spécialistes ou généralistes. À l’heure où je vous parle (vers 16 heures), la vie de la dame est hors de danger, mais on la garde toujours aux soins intensifs. Elle a eu besoin de six pintes de sang. Voilà ce qui explique ce manque de médecins dans l’après-midi. Maintenant, tout est entré dans l’ordre. Ceux qui attendaient ont été auscultés. Laissez-moi vous préciser que ce sont des choses qui arrivent, mais pas nécessairement tous les jours », ajoute l’assistante-surintendante. Elle concède toutefois « qu’il y a un manque de communication». 

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