Des sénateurs américains au Groenland pour "reconstruire la confiance"
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Defimedia.info
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Une délégation de sénateurs américains est en visite au Groenland lundi afin, ont-ils déclaré, de "reconstruire la confiance", ébranlée par la volonté du président Donald Trump de s'emparer du territoire arctique.
"En quelques phrases et quelques mots, la confiance qui s'était installée depuis la Seconde Guerre mondiale, s'est érodée et dégradée, et nous devons travailler à la reconstruire", a dit Lisa Murkowski, sénatrice républicaine, lors d'un point presse.
"Nous, membres du Congrès, sommes ici pour vous rappeler que notre président peut faire certaines déclarations, mais que nous aussi, en tant que Congrès, avons un rôle à jouer", a-t-elle ajouté.
La délégation, composée de Mme Murkowski, d'Angus King (indépendant), ainsi que des démocrates Gary Peters et Maggie Hassan, a notamment visité la base militaire américaine de Pituffik et rencontré le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.
Ces sénateurs doivent s'entretenir également avec la ministre des Affaires étrangères, Vivian Motzfeldt.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a suscité la sidération au Groenland en janvier en insistant sur sa volonté de conquérir ce territoire autonome danois, au besoin par la force, pour en garantir la sécurité. Il est ensuite revenu sur sa menace.
M. Trump a assuré s'être entendu sur un "cadre" de négociation avec le chef de l'Otan, Mark Rutte, afin de donner aux Etats-Unis une plus grande influence sur le territoire arctique.
Un groupe de travail réunissant le Groenland, le Danemark et les Etats-Unis a été mis sur pied pour discuter des préoccupations américaines.
"Nous avons un président qui a trahi cette confiance, qui l'a trahie de manière significative, et nous devons maintenant la rétablir", a insisté pour sa part lundi le sénateur Gary Peters.
"Nous vous considérons comme des amis. Nous voulons que vous nous considériez comme vos amis", a-t-il ajouté.
Le Danemark et le Groenland assurent partager les préoccupations de Donald Trump sur les questions de sécurité, mais ont souligné que la souveraineté et l'intégrité territoriale étaient une "ligne rouge" dans les discussions entre les trois parties.
© Agence France-Presse