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Dervin Mootoosamy, 19 ans, fin tragique d’un jeune passionné  de L’automobile : «Le jour de sa mort, il venait d’être confirmé dans son travail», confie Selven, son père

Dervin Mootoosamy, fils unique, laisse derrière lui Selven et Shalini, ses parents.

Dervin Mootoosamy, tout juste 19 ans, est parti à la fleur de l’âge. Le jeune homme, originaire de Rose-Hill, est venu s’ajouter à la liste des victimes de la route depuis le début de l’année 2021. Impliqué dans une collision dans la soirée du mercredi 13 janvier 2021 à Beau-Bassin, ce fils unique est mort sur le coup. La victime, passionnée de mécanique, laisse derrière lui Selven et Shalini, ses parents dévastés par cette soudaine perte. D’autant plus que le jour de sa mort, il venait d’être confirmé dans le travail de ses rêves.

Selven, son père dit être « down », de même que son épouse, après cet accident mortel. Son fils est mort dans la voiture qu’il venait de lui offrir il y a à peine trois mois. « Mon fils a toujours été passionné par la mécanique. À l’âge de 12 ans, il savait déjà ce qu’il voulait faire dans la vie », explique Selven.

Le jeune Dervin a fait ses études secondaires à l’OCEP et a, par la suite, suivi des cours en mécanique pour parfaire sa connaissance. Selven travaillait un moment dans le secteur des assurances. « Linn deza dir mwa, twa to travay dan biro, mwa mo pou trap lakle », se souvient avec nostalgie le père du jeune homme.

Pour Selven, son fils vivait pour la mécanique. « Je me souviens que, parfois, lorsqu’on entamait une conversation, il pouvait tout interrompre, si jamais une voiture passait à proximité. Il se concentrait alors sur le véhicule pour essayer de deviner le type de moteur, les pneus et autres technicités du véhicule », raconte Selven.

Dervin est parvenu à faire de sa passion son métier. « Après ses études, il n’a pas tardé à postuler pour un emploi. Il s’est fait embaucher chez Leal en janvier 2020 », dit le père avec fierté. « Il faisait ce travail avec beaucoup d’amour. Il ne se souciait pas de l’heure quand il travaillait. Il se donnait à fond. » soutient son père. 

Le jeune homme est parvenu à avoir son permis de conduire. « Il a appris à conduire sur une voiture automatique. Il a réussi haut la main les examens de conduite pour son permis dès sa première tentative », nous dit le papa. En novembre de l’année dernière, ses parents lui ont acheté une voiture. « Dervin était un jeune responsable. Il conduisait très bien. Le plus étonnant dans tout cela, lorsqu’il était avec moi dans la voiture et que c’est moi qui conduisais, il me disait toujours d’être prudent avec la voiture, d’éviter des nids de poule pour ne pas endommager la suspension, de ne pas rouler vite », se remémore Selven.

Le 13 janvier, le jeune homme est allé travailler. « À midi, Dervin m’a appelé. Il était tout content. Il m’a appris qu’il venait d’être confirmé dans son travail. Cela faisait un an qu’il était à la compagnie Leal », dit Selven. Le jeune homme avait beaucoup de projets. « Il avait prévu d’acquérir de l’expérience et ensuite d’aller en France chez sa tante pour y travailler. Il voulait un jour monter sa propre entreprise dans la mécanique », confie son père.  Mais tout s’est arrêté en un instant pour ce jeune à l’avenir prometteur.

Dervin était au volant de sa voiture. Selon les indications de la police, il a essayé de doubler une autre voiture et s’est retrouvé en face d’un véhicule venant dans le sens opposé sur la route Royale, à Beau-Bassin. L’impact a été violent et Dervin, grièvement blessé, n’a pas survécu à ses blessures. « Je ne connais pas les circonstances exactes, mais je sais que mon fils conduisait prudemment. Il n’est plus là », regrette Selven. 

 

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