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Derrière les ministres, des femmes fortes : elles parlent d’amour et d’engagement

Par Ajagen Koomalen Rungen 
Publié le: 14 février 2026 à 14:00
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femmes des ministres

À l’ombre du pouvoir, elles vivent l’engagement autrement. Les épouses et partenaires de ministres composent chaque jour avec la pression, les absences et le regard public. Pour la Saint-Valentin, trois d’entre elles livrent des confidences sincères sur l’amour, les sacrifices et la force du lien qui les unit malgré les tempêtes.


Vishwani Cahoolessur, compagne de Richard Duval, ministre du Tourisme : Aimer, c’est avancer ensemble malgré le regard des autres
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Couple Cahoolessur-Duval
Vishwani Cahoolessur : Complicité, maturité et choix assumé chaque jour.

Pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec votre conjoint et ce qui vous a immédiatement marqué chez lui ?
Richard et moi, nous vous en avons déjà parlé lors d’une précédente entrevue... À l’époque, j’occupais le poste de Senior Journaliste/Présentatrice dans une radio privée, durant la pandémie de Covid-19. Richard Duval, alors député de l’opposition, avait intenté une action en justice contre l’État, le Premier ministre et le Commissaire de police d’alors. Lorsqu’il a obtenu gain de cause, je l’ai appelé pour une réaction à chaud dans mon journal de midi, et de fil en aiguille, il m’a proposé de prendre un café... « the rest is history » ! 

Notre rencontre a été comme une évidence, un mélange de maturité et de complicité. Ce qui m’a marqué, c’est la façon dont il m’a écoutée, avec une attention sincère et une véritable curiosité. C’était comme si on se connaissait déjà, et pourtant on ne s’était jamais rencontré.

Être la compagne d’un politicien implique souvent des sacrifices. Comment vivez-vous ce rôle, parfois plus discret, mais essentiel ?
C’est vrai, il y a des sacrifices, mais je préfère voir ça comme des choix partagés. Être la partenaire d’un politicien, c’est soutenir une cause, une vision. Je suis là pour encourager, écouter et être un pilier solide. C’est un rôle essentiel, car il permet à l’autre de briller et de servir son pays. Cela ne représente aucune difficulté pour moi, car je connais le milieu, et mon expérience dans les médias m’aide à gérer certaines situations. 

Étant donné que j’étais déjà connue du public avant même de devenir sa compagne, il est difficile de rester discrète. Et ce que beaucoup ne comprennent pas, ou ne veulent tout simplement pas comprendre, c’est qu’avec ou sans Richard, j’étais et je resterai une activiste à différents niveaux, surtout sur le plan social. Il est un secret pour personne que ma présence aux côtés de Richard dérange certains, mais que voulez-vous, « they will have to get over it » !

Comment parvenez-vous à préserver votre équilibre personnel et familial pendant que votre conjoint est engagé dans la vie publique ? 
L’équilibre, c’est un travail quotidien ! Je suis une femme active, avec une vie professionnelle à temps partiel, et une vie personnelle quand même bien remplie. Aujourd’hui, en tant que consultante en communication, je continue à développer ma carrière différemment.

En dehors du travail, je m’occupe de la maison et du jardin, ce qui me permet de me détendre et de me reconnecter avec la nature. Mon chien Diego, est également une grande source de joie pour moi, et je fais tout pour lui donner l’attention et l’amour qu’il mérite.

Mais ma priorité, ce sont mes enfants, qui sont actuellement en Afrique du Sud. Même si nous sommes loin, je fais tout pour rester proche d’eux et les soutenir dans leur parcours. C’est un défi, mais je suis déterminée à être présente pour eux, même à distance. Certaines lacunes du passé doivent être modifiées.  

Je leur rends hommage pour leur courage en ce jour de la Saint-Valentin. De plus, je suis heureuse que Richard a un profond respect pour mes quatre enfants. Au final, avec toutes ces activités, j’ai suffisamment de choses à faire pour rester occupée ! 

Que représente pour vous la Saint-Valentin aujourd’hui, après toutes ces années de vie commune ? Est-ce un moment symbolique ou une simple continuité de votre amour au quotidien ?
La Saint-Valentin, c’est un clin d’œil à notre vie en couple, un rappel de retour à l’essentiel. Nous ne faisons rien de particulier ce jour-là, mais cela ne nous empêche pas d’offrir à chacun un petit truc sympa que l’autre aime. Comme il aime tout ce qui est bio et axé sur la santé, cela me facilite la tâche ! Je préfère lui offrir ce genre de chose, car quand il s’agit de parfums, de vêtements et de chaussures, il n’a même plus de place pour les ranger ! 

Notre relation est vivante et évolutive. Il n’y a aucunement besoin de date spéciale.

Selon vous, quel est le secret pour faire durer l’amour malgré les responsabilités, la pression médiatique et les obligations officielles ?
C’est la simplicité : communiquer, s’écouter, se soutenir et rire ensemble. On ne prend rien pour acquis, on apprécie chaque moment et on se rappelle pourquoi on est ensemble. Notre vie ensemble, c’est un choix quotidien, et on choisit de l’entretenir, même dans les moments difficiles. 

Nous faisons tout pour la préserver. Vous le savez, les obstacles sont nombreux et la haine fuse parfois à notre encontre, souvent injustement, mais nous restons déterminés à faire face. Nous ne faisons de mal à personne, Richard et moi, et nous aimons voir et rendre les gens sincères autour de nous heureux... Bonne Saint-Valentin à nos enfants (les miens et les siens), à nos amis, à tous ceux qui nous soutiennent !


Rajshree Sukon, épouse de Kaviraj Sukon, ministre de l’Enseignement supérieur : Choisir l’autre, chaque jour, envers et contre tout
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Couple Sukon
Rajshree Sukon : 30 ans d’amour construit dans les silences et les convictions.

Pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec votre époux et ce qui vous a immédiatement marqué chez lui ?
Nous nous sommes rencontrés à l’université au début des années 90. Pas de coup de foudre spectaculaire, quelque chose de plus profond. Nous voyagions ensemble de temps en temps, et c’est dans ces trajets que tout s’est construit : des conversations sans fin, des silences confortables, une complicité qui s’est installée naturellement. Ce qui m’a marquée chez lui dès le départ, c’est sa conviction. Il ne parlait pas pour impressionner il parlait parce qu’il croyait. Cette sincérité-là, on ne la fabrique pas. Trente ans plus tard, c’est toujours ce qui me touche.

Être le conjoint d’un politicien implique souvent des sacrifices. Comment vivez-vous ce rôle, parfois plus discret, mais essentiel ?
Je ne vis pas dans l’ombre, je vis dans une autre lumière. Mon époux sert le pays dans l’espace public, tandis que de mon côté, je forme la prochaine génération dans une école. Ce sont deux missions différentes, mais elles se rejoignent. Moi aussi j’ai mes obligations professionnelles et ça continue, il n’y a pas de sacrifice quand il y a du sens. C’est un choix que nous avons fait ensemble et un choix assumé ensemble n’est jamais un sacrifice.

Comment parvenez-vous à préserver votre équilibre personnel et familial pendant que votre conjoint est engagé dans la vie publique ?
Par une discipline simple : protéger ce qui est sacré. Nous nous efforçons, autant que possible, de préserver nos rituels quotidiens dîner ensemble, regarder nos séries le soir, partager un film, et même prendre le petit-déjeuner ensemble les dimanches. Ce sont des gestes ordinaires, mais c’est précisément là que vit le couple : dans la régularité, pas dans l’exceptionnel. 

En outre, chacun respecte l’espace professionnel de l’autre. Lui ne dirige pas mon école et je ne dirige pas son ministère. Cet équilibre entre les moments partagés et l’autonomie constitue la base de notre relation. L’amour ne survit pas à la distance ni à la fusion. Il survit aux petits rendez-vous que l’on se donne chaque jour.

Que représente pour vous la Saint-Valentin aujourd’hui, après toutes ces années de vie commune ?
La Saint-Valentin, c’est un joli prétexte, mais l’amour ne se décrète pas un 14 février. Pour nous, après toutes ces années, l’amour est dans les gestes invisibles : un café préparé sans qu’on le demande, un regard complice au milieu d’une cérémonie officielle, un message à 23 h 00 pour dire simplement je pense à toi. La Saint-Valentin nous rappelle de célébrer ce que nous vivons au quotidien. Ce n’est pas un événement. C’est une ponctuation dans une histoire qui s’écrit chaque jour.

Selon vous, quel est le secret pour faire durer l’amour malgré les responsabilités, la pression médiatique et les obligations officielles ?
Il n’y a pas de secret, il y a une décision. Celle de choisir l’autre, chaque jour, même quand c’est difficile. Bien sûr qu’il y a des désaccords, des tensions, ce serait mentir de prétendre le contraire. Deux personnes fortes auront toujours des moments de friction. Mais la règle est simple : ne jamais laisser un différend s’installer. On en parle, on dépasse, on avance. 

Et surtout, nous protégeons nos moments à deux : un dîner, une promenade, un dimanche sans agenda. C’est dans ces parenthèses de complicité que le couple se ressource et se renforce. L’amour qui dure n’est pas celui qui évite les tempêtes, mais celui qui sait retrouver le calme, ensemble.


Artee Woochit, épouse de Ranjiv Woochit, ministre des Administrations régionales : Derrière l’homme public, 
un amour fidèle depuis 32 ans
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Couple Woochit
Artee Woochit : Soutenir, aimer, croire : la force discrète d’un couple solide.

Pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec votre époux et ce qui vous a immédiatement marqué chez lui ?
Notre rencontre remonte à plusieurs années et aujourd’hui, cela fait 32 ans de mariage et de vie commune. Ce qui m’a immédiatement marquée chez lui, c’est sa sincérité et son profond désir d’aider les autres. Il a toujours eu ce sens du devoir et cette volonté d’être utile à la société. Derrière l’homme engagé publiquement, j’ai découvert une personne simple, attachée à sa famille et à ses valeurs humaines. C’est cette authenticité qui m’a donné confiance dès le début.

Être le conjoint d’un politicien implique souvent des sacrifices. Comment vivez-vous ce rôle, parfois plus discret, mais essentiel ?
Oui, ce rôle demande des sacrifices. La vie publique prend beaucoup de temps et d’énergie, et il arrive que la famille doive s’adapter aux responsabilités et aux imprévus. Il faut parfois accepter de mettre sa propre vie, personnelle ou familiale au second plan. Mais je vois cela comme un soutien naturel. 

Lorsqu’on partage la vie d’une personne engagée au service des autres, on comprend que cet engagement dépasse le cadre personnel. Le rôle est discret, mais il repose sur la patience, la compréhension et beaucoup de solidarité.

Comment parvenez-vous à préserver votre équilibre personnel et familial pendant que votre conjoint est engagé dans la vie publique ?
Notre équilibre s’est construit avec le temps. Pendant neuf années, nos trois enfants étaient à l’étranger pour leurs études et leur travail, et nous nous sommes retrouvés seuls à la maison. Cette période nous a permis de nous redécouvrir autrement et de renforcer notre complicité. Aujourd’hui, ils sont revenus un par un, et la maison a retrouvé sa vie et son énergie. La famille reste notre point d’ancrage, ce qui nous permet de garder les pieds sur terre malgré les responsabilités.

Que représente pour vous la Saint-Valentin aujourd’hui, après toutes ces années de vie commune ?
Après 32 ans de mariage, la Saint-Valentin est surtout un symbole. L’amour ne se limite plus à une date précise ; il se construit chaque jour à travers le respect, la confiance et les petites attentions. C’est une occasion de se rappeler le chemin parcouru ensemble et d’apprécier la stabilité et la complicité construites avec le temps.

Selon vous, quel est le secret pour faire durer l’amour malgré les responsabilités, la pression médiatique et les obligations officielles ?
Je pense que le secret réside dans la sincérité, le respect et la capacité à rester simples malgré les responsabilités. Il faut savoir écouter, se soutenir et accepter les sacrifices que la vie impose parfois. Lorsque les valeurs sont partagées et que chacun avance avec le même état d’esprit - celui d’aider les autres et de rester humain - le couple trouve sa force et dure dans le temps.

 

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