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Dérapages à Camp-Thorel : «Kala Samurai» parle d’images manipulées par IA

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 2 June 2026 à 11:10
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La jeune femme a été interrogée  ce lundi au CCID.
La jeune femme a été interrogée ce lundi au CCID.

Entendue par le CCID dans le cadre des incidents de Camp-Thorel, la jeune femme connue sous le pseudonyme « Kala Samurai » rejette les accusations et évoque une manipulation des images par intelligence artificielle. Par ailleurs, cinq suspects sont en détention dans le dossier des agressions, tandis que les auteurs des incendies criminels sont recherchés.

L’identité de la personne connue sous les pseudonymes « Kala Samurai » et « Panther Rose » sur les réseaux sociaux, dans le sillage des incidents survenus à Camp-Thorel, est désormais connue. Cette jeune femme de 22 ans a été convoquée par le Central Criminal Investigation Department (CCID) ce lundi, deux semaines après les faits. Selon les informations recueillies dans le cadre de l’enquête, elle n’est ni membre de la profession légale au sein du State Law Office ni proche d’un Senior Minister, contrairement à certaines affirmations ayant circulé sur les réseaux sociaux.

Accompagnée de son avocat, Me Raouf Gulbul, elle a été confrontée à plusieurs séquences vidéo largement relayées en ligne. Ces images montrent une jeune femme vêtue de rose remettant un objet ressemblant à une arme tranchante à un homme.

Lors de son audition, elle a confirmé sa présence à Camp-Thorel le jour des incidents. Elle a expliqué qu’elle participait à une journée de détente avec des proches dans un domaine de la région lorsque la situation a dégénéré en raison d’une affaire de quad sur le parcours de santé du village.

Face aux enquêteurs, la jeune femme a contesté avoir remis une arme tranchante à qui que ce soit. Elle a soutenu que les images diffusées avaient été modifiées et manipulées à l’aide de l’intelligence artificielle. « Pa ti ena samurai, zo inn azoute ar IA », a-t-elle déclaré aux enquêteurs.

Après son interrogatoire, elle a été autorisée à partir. L’enquête du CCID se poursuit et elle devra rester à la disposition des enquêteurs en fonction des éléments qui seront recueillis par l’Information Technology (IT) Unit.

À ce jour, l’enquête a conduit à l’arrestation de cinq suspects : Noorani Hajee Jamalsah, Ashfaaq Jamalsah, de Rose-Hill, Bernard Gaël Rydley Julien Noël, Krishna Rajen Luchmedu et Gérard Winsley Celeste. Ils font l’objet d’accusations d’agression avec préméditation à la suite de plaintes déposées par des villageois.


Deux enquêtes, aucun suspect pour les incendies

Seize jours après les incidents, des zones d’ombre persistent autour de l’incendie de deux véhicules. Aucun suspect n’a, à ce stade, été identifié, a révélé un enquêteur du CCID, lundi matin, devant la cour de Moka.

Répondant à une question de Me Yousouf Azaree, le représentant légal de l’un des suspects poursuivis pour agression avec préméditation, l’enquêteur a confirmé que les autorités mènent deux enquêtes distinctes. La première concerne une agression ciblée contre cinq personnes, au cours de laquelle une arme à feu aurait été utilisée. La seconde porte sur l’incendie des deux véhicules, un acte qualifié de criminel.

Dans le cadre de l’enquête pour agression, les choses semblent progresser plus rapidement. Cinq suspects sont en détention policière, tandis que d’autres individus ont déjà été identifiés et devraient être interpellés dans les jours à venir. Par ailleurs, 10 témoins ont été entendus dans cette affaire.

En revanche, le dossier relatif aux incendies reste sans avancée majeure. Aucun suspect n’a encore été identifié, et la police a indiqué qu’elle a besoin de plus de temps pour faire progresser ses investigations.

Lors de l’audience, l’attention s’est également portée sur la situation d’Ashfaq Jamalsah. Son avocat, Me Yash Bhadain, a interrogé l’enquêteur au sujet de l’alibi avancé par son client. Le limier du CCID a confirmé que le suspect a fourni des détails concernant ses déplacements le jour des faits. Toutefois, les images des caméras Safe City, susceptibles de corroborer ou d’infirmer cette version, n’ont pas encore été visionnées par les enquêteurs. De son côté, Ashfaq Jamalsah maintient qu’il ne se trouvait pas à Camp-Thorel au moment des incidents.

Par ailleurs, la bataille judiciaire se poursuit sur le front des demandes de remise en liberté sous caution. Celle de Noorani Jamalsah sera examinée devant la cour de Moka ce mardi, tandis que les requêtes d’Ashfaq Jamalsah, de Gérard Winsley Celeste et de Bernard Gaël Rydley Julien Noël seront débattues lundi prochain.
 

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