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Déposition de Dawood Rawat devant la Commission Britam : le State Law Office insiste sur sa venue à Maurice

Dawood Rawat

La séance de la Commission d’enquête sur la vente de Britam Kenya était axée sur les débats sur l’éventuelle déposition par visioconférence de Dawood Rawat, patron de l’ex-groupe BAI, en Cour Suprême, le mardi 19 mars.

L’audition de l’homme d’affaires Dawood Rawat est suspendue par une décision du président de la Commission, Bushan Domah. L’ancien juge et ses assesseurs se prononceront ultérieurement sur leur décision après avoir écouté les plaidoiries des deux parties. Le patron du défunt groupe BAI est représenté par l’avocat Gavin Glover et l’avoué Bhooneswar Sewraz, alors que la poursuite était représentée par Me Ivan Jean Louis du State Counsel.

Le représentant du State Law Office (SLO) estime que la Commission of Enquiry Act ne prévoit aucune déposition légale pour la visioconférence. Me Ivan Jean Louis a cité la Courts Act pour soutenir que la déposition de Dawood Rawat pourrait entraîner des problèmes de légalité. « Les articles 7, 7(3) et 10 de la Commission of Inquiry Act font mention du pouvoir de la Commission de convoquer une personne. » Il précise toutefois qu’il revient à la discrétion de la cour d’autoriser un témoin à déposer par cette voie.

« Mon client craint pour sa sécurité ». Telle est la réplique de la défense. « Il n’a pas confiance ni en la force policière ni au gouvernement mauricien ». Selon ses dires, la Commission a le devoir d’autoriser l’ancien patron de l’ex-BAI à déposer via visioconférence.

Réfutant les points avancés par le représentant du Parquet, Me Glover précise que la Commission of Inquiry Act n’a pas été amendée et la Commission d’enquête sur la vente de Britam Kenya peut écouter la version de son client qui veut aider la Commission. Il a soutenu qu’en privant Dawood Rawat de son droit de déposer, la Commission passera à côté de possibles preuves pouvant aider la Commission à se faire une opinion objective. L’ancien juge a voulu savoir si son client ne peut soumettre sa version par écrit, via un affidavit. Me Gavin Glover a indiqué que c’est un choix difficile et qu’il serait injuste de ne pas le contre-interroger. Le président de la Commission a répliqué: « We have say that we don’t want to hear Mr Rawat. Contrary, we want to hear Mr Rawat… » Ces propos font suite aux dires de Me Glover : « I am not here to convince you… ».

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