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Déporté de Syrie - Javed Meetoo: «Je n’y étais pas pour le ‘djihad’»

Le religieux affirme n’avoir aucun lien avec l’État islamique.
Depuis la fusillade de la rue St-Georges, la police explore toutes les pistes possibles. Existe-t-il un lien entre un groupe d’habitants de la capitale et l’État islamique ? Le dossier d’un Mauricien, décédé en Syrie, et la tentative de quelques-uns de ses proches de rallier ce pays devraient être de nouveau passés à la loupe. Javed Meetoo, l’un d’eux, nie toute affinité avec l’État islamique. Reaz Lauthan, un Mauricien, aurait perdu la vie en Syrie en 2013. En mars 2015, treize Mauriciens, qui se trouvaient à la frontière turco-syrienne, avaient été déportés. Javed Meetoo, membre d’Islam4Mauritius qui faisait partie de ce groupe, se confie. Javed Meetoo, religieux et homme d’affaires de Vallée-Pitot, reconnaît qu’ils s’étaient rendus en Turquie en compagnie de sa famille en 2015. « Nous y étions après avoir fait le petit pèlerinage à La Mecque (Umrah). Nous voulions avoir des nouvelles de Reaz Lauthan, mon beau-frère. Nous avions appris qu’il était décédé en Turquie. » Reaz Lauthan est soupçonné d’avoir mis le cap sur la Syrie pour rejoindre les rangs de l’État islamique. Ce que dément Javed Meetoo. « Quand Reaz a vu les souffrances du peuple syrien et les violences qu’il subissait, il a voulu lui apporter son aide. La dernière fois qu’on lui avait parlé, il nous avait dit qu’il travaillait dans un établissement hospitalier. » Reaz Lauthan s’était-il mis au service de l’État islamique ? Si dans certains milieux, cette thèse est privilégiée, par contre, du côté de la famille, on parle de mission humanitaire pour le compte de l’Islamic Relief. Dans la foulée, Javed Meetoo rejette la thèse que son beau-frère était en Syrie pour combattre. « Ma famille et moi souhaitions seulement avoir de ses nouvelles. Nous sommes rentrés bredouilles. Je n’y étais pas pour le ‘djihad’ », dit-il. Ce religieux, qui a vécu 15 ans au Pakistan pour des études, dit ne pas être un sympathisant de l’État islamique. « Nous ne reconnaissons pas ces États islamiques qui ne cessent de changer d’appellation. Notre mission, c’est de prôner la Charia - la loi islamique », dit Javed Meetoo. Il se dit « prêt à collaborer avec les enquêteurs dans la présente enquête sur les incidents survenus à la rue St-Georges ».