Faits Divers

Demande de révision judiciaire de Keshwin Seewoochurn : la police épluche des relevés téléphoniques

Navind Kistnah Navind Kistnah avait dénoncé Keshwin Seewoochurn, ce qui a mené à son arrestation.

Le commissaire de police et le directeur des poursuites publiques ont répondu à Keshwin Manish Seewoochurn, arrêté après les dénonciations de Navind Kistnah en avril 2017. Il avait réclamé la révision judiciaire de la décision de la Bail and Remand Court de rejeter sa demande de remise en liberté. Une autre audience dans cette affaire est prévue devant la Cour suprême, le 3 février.

La demande de remise en liberté provisoire de Keshwin Manish Seewoochurn est adressée contre le commissaire de police (CP), le directeur des poursuites publiques (DPP) et le magistrat de la Bail and Remand Court (BRC).

Lors du procès devant la Cour suprême présidée par le chef juge Eddy Balancy, Me Karen Parson, State Attorney, représentant le CP et le DPP, a produit un affidavit pour répondre à celui de Keshwin Manish Seewoochurn. L’affidavit a été juré par le sergent Mohammad Ehsan Muckdoombukus, de la brigade antidrogue. Le CP et le DPP campent sur leur position et maintiennent que Keshwin Manish Seewoochurn ne doit pas être libéré. Ils sont d’avis que la décision de la BRC doit être maintenue.

Le CP et le DPP avancent que la police travaille sur des relevés téléphoniques et sont en train d’établir une liste de témoins, dont ils recueilleront les déclarations. Ils ont aussi fait ressortir que les dénonciations de Navind Kistnah sont « solides et fiables ».

Le sergent Mohammad Ehsan Muckdoombukus soutient que l’enquête policière est en cours et que la police doit recueillir les éléments relatifs au délit, afin de confronter le prévenu.   

Keshwin Manish Seewoochurn, 32 ans, est détenu à la prison de Beau-Bassin depuis le 22 avril 2017, après les dénonciations de Navind Kistnah.

Dans son affidavit, il indique qu’il répond d’une accusation provisoire d’« attempt to transport heroin with an averment of trafficking » devant le tribunal de Port-Louis. Le 6 mars 2018, il avait fait une demande devant la BRC pour sa remise en liberté provisoire, mais celle-ci a été rejetée.

Le 18 mai 2018, il a formulé une motion devant un juge en référé pour une révision judiciaire de la décision de la BRC. Le 27 juin 2019, la Cour suprême ordonne sa libération au cas où aucune accusation formelle n’est logée contre lui d’ici le 31 juillet 2019. Sa remise en liberté a été accordée par la BRC le 31 juillet 2019. Mais il n’a pu retrouver la liberté en raison d’une autre accusation provisoire retenue contre lui.

Il répond d’une deuxième accusation provisoire de « procuring the importation of heroin with an averment of trafficking » devant le tribunal de Port-Louis depuis le 12 janvier 2018. Il affirme avoir nié ces allégations dans ses dépositions à la police et qu’il a attendu près de dix-huit mois pour que l’enquête policière soit complétée.

Il a maintenu qu’il respecterait toutes les conditions que la cour lui imposerait, s’il est libéré.

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