Demande de remise en liberté : les garanties de Ravatomanga contestées par la FCC
Par
Ledweena Ramasawmy-Mohun
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Ledweena Ramasawmy-Mohun
La Financial Crimes Commission (FCC) s’est opposée, lundi, devant la Bail and Remand Court, à une nouvelle demande de remise en liberté sous caution présentée par le magnat malgache Maminiaina (Mamy) Ravatomanga, estimant que les garanties fournies par la défense étaient insuffisantes. Les débats ont été renvoyés au 30 juillet.
Appelé à préciser la position de la FCC, le Senior Investigator Bucha a indiqué que Mohammad Shakil Fakeermahamod, proposé comme garant (« surety »), faisait lui-même l’objet d’une enquête. La Commission estime également que le bail de la maison où réside la fille de Mamy Ravatomanga expire le 26 août 2026, ce qui, selon elle, fragilise les garanties offertes dans le cadre de cette demande de remise en liberté sous caution.
La défense a aussitôt contesté ces arguments. Me Khushal Lobine a affirmé que le contrat de location avait déjà été renouvelé jusqu’en août 2028 et qu’un affidavit ainsi qu’une copie du nouveau bail avaient été transmis au Directeur des poursuites publiques (DPP) et à la FCC. Si l’enquêteur a déclaré ne pas avoir connaissance de ces documents, Me Ezra Colimalay a confirmé devant la cour que cette correspondance avait bien été reçue. L’avocat de Mamy Ravatomanga a également insisté sur l’état de santé de son client, demandant que les débats aient lieu dans les meilleurs délais.
L’homme d’affaires malgache répond de trois accusations provisoires, soit une accusation d’entente délictueuse et deux accusations de blanchiment d’argent, pour des faits présumés remontant aux 14 et 24 octobre 2025. Il est soupçonné d’avoir détenu Rs 6,46 milliards et Rs 858,5 millions dans plusieurs établissements bancaires, des sommes que la FCC soupçonne de provenir d’activités illicites.
Les enquêteurs le soupçonnent également d’avoir conclu une entente avec David Jean Christian Thomas, Nasser Osman Beekhy et Me Junaid Haroon Fakim, ancien commissaire de la FCC, en vue de commettre un trafic d’influence en lien avec une enquête de la Commission.