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Demande d’adoption : ils souhaitent adopter l’enfant qui leur a été confié depuis sept ans

Imtehaz et sa femme Imtehaz et sa femme souhaite adopter Irshaad. Un petit garcon qu’ils considèrent comme leurs depuis 7 ans.

Ils s’occupent d’un garçonnet autiste depuis presque sept ans. Imtehaz et son épouse n’ont qu’un désir : adopter le gamin confié par le père biologique qui ne pouvait s’occuper de lui. Cependant, les choses s’annoncent difficiles.

En 2011, le père biologique d’Ayoub (prénom modifié), n’ayant pas les moyens de s’occuper de lui, l’avait confié à Imtehaz et sa femme. L’enfant était alors âgé d’un an et demi. Depuis, le couple, qui habite Pailles, lui donne toute l’affection et les soins nécessaires. « Il est comme mon fils, nous avons une fille et ils s’entendent bien, confie Imtehaz. Nous souhaitons adopter Ayoub mais son père refuse de nous procurer les documents nécessaires. Il ne veut pas perdre la pension d’invalidité dont bénéficie l’enfant autiste (déficience intellectuelle sévère) même s’il ne contribue à aucune dépense le concernant. »

Il faut savoir que le père et la mère biologiques d’Ayoub sont séparés. « C’est avec l’accord des deux parents que nous nous occupons de lui et depuis, aucun des deux ne s’est préoccupé de lui, ajoute Imtehaz. Toutefois pour nous empêcher d’avoir la garde de l’enfant, son père a consigné une plainte contre nous pour maltraitance alors qu’Ayoub se trouve entre de bonnes mains. J’ai frappé à toutes les portes. La Sécurité sociale m’a envoyé à la Child Development Unit. On est venu nous visiter et on a promis de reprendre contact avec nous mais en vain. »

Sollicité Bala Mukan, homme de loi, explique que Imtehaz peut faire une demande d’adoption à la cour. « Il faut qu’il s’adresse à un avoué pour des démarches légales et afin que l’affaire soit entendue en cour, indique-t-il. Pour soutenir sa demande, Imtehaz va devoir fournir des preuves pour soutenir tout ce qu’il raconte La cour a ensuite le droit de décider s’il peut adopter l’enfant ou en avoir uniquement la garde. » L’avocat a accepté de recevoir Imtehaz et son épouse afin de mieux leur expliquer les procédures.

National Adoption Council

Le National Adoption Council, sous le ministère de l’égalité et des genres, s’occupe uniquement des applications des étrangers pour l’adoption d’un Mauricien. « Bien sûr, il y a de nouveaux amendements qui seront proposés prochainement. Si un Mauricien veut adopter un Mauricien, il doit se tourner vers un homme de loi qui enverra sa demande à la Cour suprême. Si c’est un étranger, il doit obligatoirement passer par le National Adoption Council (NAC) en premier lieu. Il y a des frais de Rs 25 000, dont Rs 5 000 pour les frais administratifs et Rs 20 000 comme argent de caution, qu’on lui restitue après la visite de l’enfant à la Mauritius Central Authority pour confirmer si les conditions sont satisfaisantes », précise Mohammad Oumar Khooligan, le président du NAC.

Une dizaine de demandes ont été adressées au NAC durant l’année 2018. Le président a donné un rendez-vous à Imtehaz afin de lui accorder toute l’assistance nécessaire concernant sa demande.