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Deepak Doolooa : un homme d’affaires parti de rien !

Deepak Doolooa

Deepak Doolooa n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Sans diplôme en poche, c’est à la sueur de son front que le directeur de RD Construction Ltd a gravi les échelons pour se retrouver aujourd’hui à la tête de quatre compagnies. Et pourtant rien ne le présageait à un tel destin. Rencontre.

« J’ai dû arrêter ma scolarité après la Form V, mais je ne regrette pas. Peut-être qu’avec un diplôme en poche, j’allais être assis dans un bureau à toucher un salaire de Rs 30 000 ou Rs 40 000. Par contre, rien en poche, j’ai dû me surpasser et prouver mes capacités. J’encourage ceux qui veulent réussir dans la vie à devenir entrepreneur », explique Deepak Doolooa.

À 40 ans, Deepak Doolooa, marié et père de deux filles de 11 et 6 ans, est le directeur de quatre compagnies qui emploient 80 personnes : RD Construction Ltd, spécialiste de la conception et construction de bâtiments commercial et résidentiel, Kesar, restaurant de cuisine indienne, Queenswood Limited, spécialisée en appareils sanitaires de luxe, et finalement Luxzim, une agence spécialisée dans l’événementiel. D’ailleurs, c’est Luxzim qui est l’organisateur du prochain concert d’Atif Aslam qui se tiendra le 27 juillet au centre de conférence SVICC à Pailles à partir de 20 heures.

Éboueur au Champ de Mars

Si Deepak Doolooa se réjouit autant de son parcours jusqu’ici, c’est parce qu’il est parti de rien. Issu d’une famille très modeste, Deepak Doolooa, benjamin d’une fratrie de trois enfants, met un terme à sa scolarité après sa forme V. À ce moment-là, il avait 16 ans.

J’étais partenaire avec d’autres personnes pour la venue de Jamel Debbouze (...) Je me suis dit pourquoi ne pas lancer ma propre agence d’événementiel»

« Il fallait travailler pour joindre les deux bouts. D’ailleurs, j’avais déjà commencé à travailler pendant ma scolarité. J’ai travaillé comme éboueur au Champ de Mars chaque samedi. Cela me rapportait Rs 70. Ce n’était pas évident, mais je l’ai fait », se souvient Deepak Doolooa.

Après l’école, il enchaînera les petits boulots. Tantôt il travaillera comme maçon, tantôt il travaillera dans les champs, pour finalement rejoindre une usine, comme contrôleur de qualité « J’aimais mon travail et je l'exerçais avec mon cœur, car je voulais progresser dans la vie », raconte Deepak Doolooa.

Mais sa vie prendra une autre tournure quand il rejoint une agence de textile.

Trouver sa voie

« Mon patron était un Sri-Lankais qui venait d’obtenir son permis de résidence. Il voulait construire une maison et m’a donc demandé de l’aider. Mais, les personnes auxquelles il avait fait appel pour la construction de sa maison lui avaient fait faux bond. J’ai donc mis la main à la pâte pour l’aider à construire sa maison. Avec l’aide des professionnels du métier, la maison était achevée après 6 mois, et mon ex-patron était satisfait », se souvient notre interlocuteur. Ce dernier avait découvert l’univers de la construction et cela lui plaisait. Il avait trouvé sa voie.

En 2007, il lance sa compagnie de construction. Avec l’aide d’une équipe composée d’ingénieurs et d’architectes, il commence à construire des bâtiments résidentiels, puis des bâtiments commerciaux et ensuite des villas. « Je n’ai suivi aucun cours, j’ai appris sur le tas », confie ce self-made man.

Petit, je n’avais jamais mis les pieds dans un restaurant

Depuis son incorporation, RD Construction Ltd a réalisé près d’une centaine de projets, dont des villas.

« Nous avons commencé avec les villas de luxe Kaela I, sur 15 perches de terrain. Aujourd’hui, nous sommes à la deuxième étape avec les villas Kaela II qui se compose de 5 villas contemporaines très luxueuses à Grand-Baie sur une superficie de 50 perches », explique fièrement Deepak Doolooa.

Aujourd’hui, RD Construction Ltd offre à la clientèle des services d’architecture, d’ingénierie civile, de maçonnerie et de déco intérieure. Si la construction reste sa principale source de revenus, toutefois, Deepak Doolooa a diversifié ses activités. En 2015, il a ouvert le restaurant Kesar à Flacq.

« L’ouverture de ce restaurant est un rêve d’enfant. Petit, je n’avais jamais mis les pieds dans un restaurant, et pourtant, ce n’était pas l’envie qui me manquait. Mais faute de moyens, on ne pouvait pas y aller. En ouvrant ce restaurant, j’ai réalisé mon rêve de petit garçon », explique Deepak Doolooa.
En 2018, Deepak Doolooa se lance dans la commercialisation de sanitaires, de luminaires et de meubles de cuisine sous la franchise Queenswood. L’ouverture de ce showroom à Beau-Bassin fait suite à un partenariat avec un de ses fournisseurs en Chine. Puis, en 2019, Deepak Doolooa touche à l’événementiel et organise son premier concert à travers son agence Luxzim.

« J’étais partenaire avec d’autres personnes pour la venue de Jamel Debbouze ou encore de Kailash Kher. Je me suis dit pourquoi ne pas lancer ma propre agence d’événementiel », précise Deepak Doolooa.

Toutefois, pour être présent sur tous les fronts, Deepak Doolooa a mis en place un système et des procédures qui doivent être respectés par ses employés pour le bon fonctionnement de ses compagnies.

« Au début, c’était très difficile, mais avec le temps, j’ai mis en place des procédures qui me permettent d’être plus libre et je laisse tourner la machinerie. Je passe plus de temps avec ma femme Varsharanee, qui me soutient énormément, et mes enfants », dit cet inconditionnel du football.

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