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Déclaration de l’appartenance ethnique pour les élections - Raouf Bundhun : «Tout changement doit venir de la population»

Raouf Bundhun, ancien vice-président de la République.

La demande pour que la déclaration de l’appartenance ethnique ne soit plus obligatoire dans le système électoral mauricien devrait venir de la population et non d’un parti politique. Tel est l’avis de l’ancien vice-président de la République Raouf Bundhun. Il intervenait par téléphone dans l’émission « Au cœur de l’info » ce vendredi. Une émission animée par Jean-Luc Emile et Jugdish Joypaul et axée sur la bataille juridique de Rezistans ek Alternativ (ReA) concernant la déclaration de l’appartenance ethnique pour les candidats aux élections. 

Après avoir fait l’historique de l’accession de Maurice au statut de pays indépendant doté d’un système électoral approuvé par plusieurs leaders des partis d’alors, Raouf Bundhun a fait comprendre que tout changement dans le système électoral devrait passer par la population. « Cela doit venir de la population et non d’un groupuscule comme Rezistans ek Alternativ. La population est souveraine et celle-ci n’a jamais adhéré à ce parti », a-t-il déclaré. 

Selon ses explications, le Best Loser System, dont la déclaration de l’appartenance ethnique est une condition sine qua non, a donné satisfaction à toutes les communautés et aux partis politiques de l’époque, permettant d’assurer une représentation des minorités au Parlement. « Sans compter que de grands leaders politiques sont entrés à l’Assemblée nationale grâce à ce système », dit-il, citant sir Gaetan Duval, Paul Bérenger et sir Abdool Razack Mohamed. 

Pour Raouf Bundhun, le temps viendra où des amendements à la Constitution pourront être envisagés. « Pou ariv enn moman, petet apre. Me malerezman dan listwar politik zordi, sakenn ankor pe get pou li », souligne-t-il.  

Kugan Parapen, qui représentait Rezistans ek Alternativ, a fait savoir que malgré le jugement de la Cour suprême, ce n’est pas la fin du combat pour son parti. Pour lui, deux options s’offrent à ReA. Primo, déposer une autre plainte mais reformulée. Secundo, aller en appel devant le Privy Council. 

Rajen Narsinghen, Senior Lecturer à l’Université de Maurice et membre du Parti travailliste, estime pour sa part que des constitutionalistes, juristes et politiciens sont restés sur leur faim avec le jugement de la Cour suprême. « Ils attendaient un jugement de fond, en vain », déplore-t-il. 

 

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