Décès d’une jeune femme enceinte : le rapport d’enquête attendu sur le bureau du ministre de la Santé en début de semaine
Par
Patrick Hilbert
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Patrick Hilbert
Une enquête a été ouverte à la suite du décès d’une jeune femme enceinte de 21 ans dans un établissement hospitalier public. Le rapport des investigations est attendu sur le bureau du ministre de la Santé, Anil Bachoo, en ce début de semaine, à son retour d’une mission à l’étranger. Les conclusions du document devraient permettre aux autorités de déterminer les suites à donner à cette affaire.
L’enquête en cours doit notamment permettre d’établir les circonstances exactes du décès et de vérifier si la patiente a bénéficié de l’ensemble des soins appropriés au regard de son état clinique. Une décision sur les éventuelles mesures à prendre sera prise après examen du rapport par le ministère de la Santé.
Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook alors qu’il participait à l’Assemblée mondiale de la Santé à l’étranger, le ministre a indiqué avoir été informé de « l’issue tragique » concernant une jeune patiente. « Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches en cette douloureuse épreuve. Chaque décès maternel est une tragédie et est traité avec le plus grand sérieux », a-t-il écrit.
Anil Bachoo a précisé avoir déjà échangé avec les hauts responsables de son ministère et avoir été informé de l’ouverture d’une enquête. « Une enquête a été initiée. Un rapport sera soumis au ministère d’ici lundi », a-t-il ajouté, affirmant que ses pensées demeuraient tournées vers la famille de la défunte.
Selon les informations communiquées par l’hôpital du Nord, la patiente, âgée de 21 ans et enceinte de 23 semaines, s’est présentée à l’hôpital le 19 mai. L’établissement indique qu’à son admission, le col de l’utérus était dilaté à quatre centimètres et qu’une absence de battements cardiaques fœtaux avait été constatée, suivie de saignements vaginaux.
La patiente a ensuite été conduite au bloc opératoire pour une évacuation manuelle de l’utérus. Toujours selon les informations hospitalières, une hémorragie massive est survenue le même jour au cours de l’intervention. Une hystérectomie, soit l’ablation chirurgicale de l’utérus, a alors été pratiquée.
Son état s’est par la suite compliqué d’une coagulation intravasculaire disséminée (DIC), une affection grave affectant la coagulation sanguine. Une nouvelle laparotomie, c’est-à-dire une intervention abdominale en urgence, a été réalisée le 21 mai. Malgré les soins prodigués, la jeune femme est décédée le samedi 23 mai à 9 heures des suites d’une défaillance multiviscérale, selon les indications de l’hôpital.