Décès de sa fille enceinte à l’hôpital SSR : la mère de Benazeer Mungralie crie à une «négligence médicale»
Par
Reshad Toorab
Par
Reshad Toorab
La famille de Bibi Benazeer Mungralie, décédée enceinte de six mois à l’hôpital SSR Ramgoolam, évoque des retards et un manque de prise en charge. Elle demande une enquête pour faire la lumière sur les circonstances du drame.
La famille de Bibi Benazeer Mungralie, 21 ans, décédée alors qu’elle était enceinte de six mois, demande l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances de ce drame. Sa mère, Reshma Kauder, estime que la prise en charge médicale pourrait avoir été marquée par des retards et des difficultés organisationnelles à l’hôpital SSR. Une plainte formelle a été déposée auprès des autorités, et une lettre a également été adressée au ministère de la Santé le 27 mai 2026, sous le titre : « Declaration Regarding Suspected Medical Negligence Leading to the Death of My Daughter and Her Unborn Child ».
Selon le récit de la mère, les premiers symptômes apparaissent dans la nuit du 19 mai. Sa fille se plaint de fortes douleurs abdominales. La famille se rend à l’hôpital SSR. Elle affirme qu’aucun spécialiste n’était disponible à ce moment-là. Un traitement pour soulager la douleur aurait été administré, avant qu’un retour à domicile ou une admission en attente de la matinée ne soit proposé. La patiente quitte ensuite l’hôpital.
Quelques heures plus tard, vers 3 heures du matin, la douleur s’intensifie. La famille retourne aux urgences. Un délai d’environ une heure serait intervenu avant la prise en charge en maternité, selon la déclaration de la mère. Un monitoring fœtal est ensuite réalisé et mettrait en évidence un rythme cardiaque jugé faible. Dans la matinée, un médecin aurait évoqué la nécessité d’une césarienne en urgence, en raison de complications liées au cordon ombilical et au placenta.
Selon la mère, plusieurs interventions chirurgicales auraient ensuite été réalisées. Elle affirme qu’une hémorragie importante est survenue et qu’une décision d’hystérectomie a été prise afin de sauver la patiente. Elle dit ne pas avoir été informée immédiatement de cette intervention et avoir reçu des explications variables au fil des échanges avec le personnel médical.
Dans les jours suivants, l’état de santé de la patiente se dégrade. Des complications rénales sont mentionnées et une prise en charge spécialisée est requise. La mère décrit une situation critique nécessitant une surveillance continue.
Le samedi matin, une aggravation soudaine de l’état de santé est signalée par les équipes médicales. Une injection est administrée via un cathéter central afin de stabiliser les paramètres vitaux. À 8 h 30, le décès de Bibi Benazeer Mungralie est constaté.
La famille dit chercher des réponses sur plusieurs points, notamment l’absence de spécialiste lors de la première admission, les délais de prise en charge et les informations médicales communiquées durant l’hospitalisation.
Reshma Kauder estime que ces éléments doivent être examinés dans le cadre d’une enquête. Elle a sollicité les autorités afin de déterminer les circonstances exactes du décès de sa fille et de son bébé. Le ministère de la Santé a confirmé l’ouverture d’une enquête dans cette affaire.
Reshma, 43 ans, veuve et mère de deux enfants, précise que Benazeer était son aînée. Elle affirme vouloir obtenir justice pour sa fille. « Mo finn perdi mo tifi inik, mo pa dakor ki sa dosie-la ferme san ki ena sanksion pou neglizans medikal. Parski bann dokter traitan lopital ti dir mwa zot pa pou kapav kone ki mo tifi pe gagne », déclare Reshma.
Elle dit également avoir été choquée et attristée par des fausses rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, selon lesquelles sa fille aurait subi un avortement dans une clinique privée, ce qu’elle dément catégoriquement.
« Dabor, dan enn deklarasion lor bann rezo sosio, mo ti dir ki Defi Media finn ekrir bann faussete lor mo tifi. Mo retir mo bann mo, parski par megard mo ti sit Defi Media, alors ki se pa zot ki finn poste sa, me enn lot stasion radio prive. Me li vreman chagrinan kan trouv bann faussete koumsa, surtou kan nou deza dan boulversman », ajoute-t-elle. Elle indique avoir été affectée par ces publications alors que la famille traversait une période de deuil et d’incertitude.