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Décès de l’ex-magistrate Varsha Biefun-Doorga : la sanction infligée au Dr Moheeputh contestée parce que jugée clémente

Par Le Défi Quotidien
Publié le: 13 May 2026 à 13:30
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varsha
Le Dr Nishan Moheeputh s’en est sorti avec un avertissement. La magistrate Varsha Devi Biefun-Doorga, est décédée le 23 juillet 2024 après une liposuccion.

Nalini Biefun saisit la Cour suprême pour remettre en cause la sanction infligée au Dr Nishan Moheeputh par le Medical Council. Elle juge la décision trop clémente au regard des faits.

Dans une motion déposée le 8 mai 2026 devant la juge des référés, Nalini Biefun a saisi la Cour suprême afin d’obtenir une révision judiciaire de la décision du Medical Council. Cette démarche vise à contester la sanction prononcée à l’encontre du Dr Nishan Moheeputh.

Elle conteste la décision du Medical Council du 1er avril 2026, par laquelle le Medical Disciplinary Tribunal a retenu trois charges de « gross medical negligence » contre le Dr Nishan Moheeputh. L’affaire porte sur une liposuccion pratiquée par ce dernier, ayant entraîné le décès de sa fille, la magistrate Varsha Devi Biefun-Doorga, âgée de 43 ans, le 23 juillet 2024, des suites d’une « septicaemia following perforation of intestine ».

La requérante soutient que la sanction imposée - une « severe reprimand » assortie d’une suspension de trois mois - est disproportionnée et excessivement clémente. Elle affirme que le Medical Council « was not proportionate in being unduly lenient » envers le chirurgien.

La plaignante reproche également à l’autorité disciplinaire un manque de transparence dans le processus décisionnel, affirmant n’avoir reçu « aucune raison » justifiant l’absence de radiation ou de sanction plus sévère. Elle évoque ainsi une situation d’« opacity » dans la prise de décision.

Dans son affidavit, elle précise que sa fille était mère de deux enfants mineurs, âgés de 13 et 11 ans au moment des faits. Elle indique avoir porté plainte dès juillet 2024, après avoir appris la perforation intestinale survenue durant l’intervention.
Enfin, la requérante demande à la Cour suprême la communication des documents ayant fondé la décision du Medical Council. Elle sollicite également la suspension provisoire de l’exécution de la sanction dans l’attente de l’issue du contrôle juridictionnel.

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