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Décès de Lalita Bissessur - Mala, la sœur : «Li dir mo ser pa dir li kinn pous li, pou li pa al dan prizon»

Lalita était souvent violentée.

« Li dir mo ser pa dir li kinn pous li, pou li pa al dan prizon ». C’est en ces termes que Mala Bissessur, la sœur de la défunte Lalita, s’est confiée au Défi Media Group pour commenter le drame qui a frappé sa famille. Si la thèse d’une chute accidentelle était privilégiée, après plus de deux semaines, la Criminal Investigation Division (CID) de Quatre-Bornes a obtenu les aveux de l’époux de la défunte. Prakash Bangarigadu, 37 ans, a été arrêté et inculpé pour meurtre. 

C’est grâce à Mala, la sœur de la défunte que l’enquête policière a été initiée dans cette affaire. Cela, après qu’elle a porté plainte à la police de Quatre-Bornes pour informer qu’il s’agissait d’une affaire de « Foul Play ». Pour elle, son beau-frère voulait tout faire pour éviter qu’il soit rattrapé par la police, après avoir poussé Lalita dans les escaliers, lors d’une énième dispute conjugale. « Dan lager mo finn pous li dan leskalie », a finalement avoué le suspect face aux limiers de la CID.

Au Défimedia Group, Mala ne peut cacher sa tristesse après la disparition de sa sœur.  Mais les atrocités subies par la défunte, selon la sœur, ne peuvent être passées sous silence. Selon Mala, Lalita, par peur de se faire réprimander, était venue de l’avant avec une histoire montée de toutes pièces après son admission à l’hôpital. « Li dir sanse rakor masinn a lave inn sorti, delo inn fane ek linn glise ». Cependant, son époux a avancé une tout autre version. L’homme a raconté que Lalita revenait du travail et a fait une chute dans les escaliers. Immédiatement, Mala a flairé quelque chose de louche. Mais après le décès de sa sœur cadette, elle a alerté la police. 

Multiples traces au corps

Mala raconte que Lalita lui avait fait part de blessures à ses jambes et qu’elle saignait. Sachant que Lalita était une femme battue, Mala l’a interrogée, mais par peur de représailles, selon elle, sa sœur n’a pipé mots. À l’hôpital, lorsque Lalita était admise pour des blessures, les médecins traitants ont immédiatement signalé la police de ce cas, car la victime portait de multiples traces d’ecchymoses au corps. 
« Dernie zour monn koz ek li, li dir so lipie pe senie »

« Dernie zour monn koz ek mo ser, li dir mwa so lipie pe senie ek ena mark kote goss ek drwat so lekor », relate Mala. Elle avance que si Lalita avait été blessée lors d’une chute, les blessures allaient être d’un seul côté. D’où sa décision d’alerter la police. « Tiena tro boukou zafer louss ladan… zordi bondie fer trouv la verite ek mo espre mo ser gagn zistis », confie Mala au Défi Plus. 

Lalita à la recherche du bonheur après l'échec d'un premier mariage

Mala raconte que Lalita était mariée durant une vingtaine d’années à un homme issu d’un village du Sud. Au bout d’une quinzaine d’années, sa vie conjugale était devenue un enfer et Mala raconte que Lalita accumulait les problèmes. « Li ti pe koumans gagn bate, zot reste lager mem ». À un moment, Lalita a décidé de se séparer de son premier époux. Elle est partie vivre dans une maison à Quatre-Bornes et a pris un travail comme cleaner dans une société privée. C’est là qu’elle a fait la connaissance de Prakash. « Koumansman tou ti paret bon. Apre lerla mo ser koumans dir li gagn bate… ». Selon Mala, Lalita se confiait à elle concernant les difficultés de sa vie de couple et évoquait des sévices sexuels aux côtés de Prakash. « Mo ser rakont mwa kouma misie la met kitsoz ar li… ena fwa li mord li met gro gro mark ». À chaque refus, Lalita se faisait assener de coups, selon Mala. Mais après quelques tentatives de séparation, à chaque fois, Lalita pardonnait à son bourreau et revenait vivre sous le toit conjugal. 

Mère d’une adolescente de 17 ans, de son premier union, Lalita avait du mal à voir sa fille qui vit dans le Sud aux côtés de son père. « Zanfan la pa rod vini akoz manier ki ti pe viv kot mo ser », avance Mala. De plus, la situation du couplen’était pas au beau fixe. En plusieurs occasions, des disputes pour des raisons financières avaient lieu.

 

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