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Décès de Dilan Eléonore à Madagascar : XLD dénonce le «laxisme» des autorités mauriciennes

L’enquête sur la mort de Dilan Eléonore progresse. C’est ce qu’a affirmé Maneesh Gobin en réponse à la Private Notice Question (PNQ) du leader de l’opposition à l’Assemblée nationale ce vendredi après-midi 25 mai. 

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L’Attorney General se dit satisfait de la façon dont l’enquête est menée. Toutefois, Maneesh Gobin estime qu'il est prématuré de lancer une commission rogatoire et de rechercher une assistance légale mutuelle auprès des autorités malgaches. 

Quant à l’introduction d’une loi pour autoriser le principe de juridiction extraterritoriale dans des cas d’homicide où les victimes sont des citoyens mauriciens, la question ne se pose pas, selon Maneesh Gobin.

La PNQ portait sur le décès de Dilan Eléonore à Madagascar. Ce Mauricien de 22 ans est mort le 25 novembre 2017. Selon les informations qui circulaient dans la Grande île, Dilan Eléonore avait été victime d’un délit de fuite (hit-and-run). Son certificat de décès avait attribué sa mort à une maladie non transmissible. Non satisfait des conclusions sur les circonstances du décès de son fils, Elvis Eléonore a formulé une demande devant la justice mauricienne pour obtenir un ordre d’exhumation. 

Le corps du jeune homme de 22 ans a été exhumé au cimetière de Saint-Pierre, le mardi 30 janvier. 

L’autopsie pratiquée par le Dr Satish Boolell, en présence du Dr Sudesh Kumar Gungadin, médecin légiste, a alors attribué le décès du jeune homme à une fracture de la nuque. Il aurait été victime d’une agression.

Lors de sa PNQ, Xavier-Luc Duval a déploré le «laxisme» des autorités mauriciennes sur cette affaire. Selon lui, le public jugera. Car, affirme-t-il, depuis la mort de Dilan Eléonore à Madagascar, rien n’a été fait. Ce n’est qu'hier, ajoute-t-il, que l’inpecteur Rokaya a appelé l’entreprise de pompes funèbres Elie and Sons. 

Pour le leader de l’opposition, toute cette affaire est traitée de manière laxiste. 

Lui donnant la réplique, Maneesh Gobin affirme que l’enquête suit son cours à sa satisfaction. Il affirme qu’il est informé de ce qui se passe à Maurice et à Madagascar. Et d’ajouter que l’enquête prendra du temps.

L’Attorney General soutient qu’il ne veut pas porter préjudice à l’enquête. Trois Mauriciens ont été déjà interrogés dans la Grande île dans cette affaire, a-t-il précisé. 

Pourquoi des membres de la force policière de Maurice ne se sont pas rendus à Madagascar pour les besoins de l’enquête, a demandé Xavier-Luc Duval.

Maneesh Gobin a répondu que si les trois Mauriciens interrogés savaient que les policiers allaient venir dans la Grande île, ils auraient pris la fuite. 

La police dort sur cette affaire, a rétorqué le leader de l’opposition.

Lors de la tranche des questions supplémentaires, le député du MMM Veda Baloomoody a demandé à l’Attorney General d’amender l’article 48 de la Civil Status Act afin que si un Mauricien meurt à l’étranger, un tel amendement permette de faire une autopsie avant d’émettre un certificat d’inhumation. Maneesh Gobin a affirmé qu’il compte se pencher sur la question.

 

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