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Décès de Cléa Papillon - Marie-Hélène, la maman : «Seule la Vierge Marie connaît mes souffrances»

Le couple Papillon. Le couple Papillon.

Le miracle n’a pas eu lieu, mais ce n’est pas faute d’avoir prié. Dans la foi, Marie-Hélène et Ian Papillon acceptent la mort d’un des bébés siamois. Ils savaient déjà qu’il n’y avait qu’une faible possibilité que les deux puissent survivre à l’opération en vue de les séparer, car Cléa et Cléanne partageaient le même cœur alors qu’elles étaient reliées par le thorax.

Malgré la douleur d’avoir perdu une de leurs filles jumelles, Marie-Hélène et Ian Papillon se consolent qu’une, Cléanne, ait survécu à l’opération. Si Ian Papillon, qui s’était préparé psychologiquement pour accepter ce départ, semble plus serein, selon son épouse, le cœur de Marie-Hélène pleure en silence le départ de son enfant. « Même si les médecins nous avaient dit que seulement une des deux allait survivre, j’entretenais un espoir qu’elles auraient pu s’en sortir », dit-elle. Mais le destin en a décidé autrement. « Dieu sait ce qu’Il fait », ajoute-t-elle. Quant à son époux, il s’était déjà résigné à l’idée qu’un seul des bébés allait survivre, selon les explications que les médecins lui ont données.

La délicate intervention a duré plus 10 heures à l’hôpital Narayana Hrudayalaya, à Bangalore, en Inde. Elle a été menée par le Dr Devi Shetty chirurgien cardiaque et une équipe composée d’une vingtaine de personnes. Selon une source proche du dossier en Inde, tout a été mis en œuvre pour sauver Cléa, mais les chances étaient minces. Même si l’opération s’est bien passée, Cléanne va demeurer en observation aux soins intensifs jusqu’à ce que son état se stabilise. C’est ce que nous a aussi confirmé sa mère Marie-Hélène Papillon.

Durant les longues heures qu’a duré l’intervention, cela a été des moments d’angoisses pour son époux et elle. Le temps leur a semblé interminable, mais c’est dans le jeûne et la prière qu’ils ont passé la journée tout comme certains de leurs proches amis et anonymes à Maurice. Ce, depuis la naissance des bébés le 4 janvier dernier et leur transfert en Inde le 9 janvier. Cette chaîne de prières s’est accentuée encore plus quand la date de l’intervention en vue de les séparer a été confirmée. « Certains nous ont dit qu’ils allaient allumer une bougie, d’autres, qu’ils vont prier pour nous toute la journée, nous n’étions pas seuls dans cette épreuve », affirme Marie-Hélène. Et d’ajouter que « seule la Vierge Marie connaît mes souffrances. »

Peu de temps après l’opération, le couple a pu s’entretenir avec les médecins qui lui ont expliqué qu’une partie de la peau de Cléa a été utilisée pour être greffée sur Cléanne afin de fermer la plaie laissée par la séparation. La fillette dispose maintenant de tous les organes nécessaires pour lui permettre de vivre, mais les prochaines heures seront cruciales, a expliqué Marie-Hélène Papillon. « Son état de santé n’est pas encore stable » dit-elle. La fillette était encore endormie quand nous avons eu la maman au téléphone. Elle se console aussi qu’une part de Cléa se trouve en Cléanne, tout comme son prénom.


Cérémonie de crémation en Inde

Une cérémonie religieuse pour la crémation de Cléa est prévue en Inde. C’est ce que nous a expliqué Marie-Hélène Papillon. Les cendres seront par la suite apportées dans une urne à Maurice au retour du couple. Liée par le thorax à sa sœur Cléanne, la fillette n’avait que de faibles chances de survie, d’autant qu’elle dépendait du cœur de sa sœur pour vivre. Elle est décédée lors de l’intervention en vue de la séparer sa sœur jumelle.


Les médecins ont fait de leur mieux

Un cardiologue, qui n’a pas souhaité être cité, explique que compte tenu de la complexité du cas de ces bébés siamois il y avait peu de chances que les deux puissent survivre. Elles n’avaient qu’un seul cœur qui est un organe vital. En les séparant, il est clair que l’une devait être sacrifiée. Il pense que si les bébés étaient reliés par un membre inférieur, les deux auraient eu de meilleures chances de survie. Mais dans le cas présent, l’intervention était délicate et l’équipe médicale a fait de son mieux.


Une nation unie dans la prière et solidaire dans le malheur

De nombreux anonymes ont été en union de prière avec le couple Papillon avant et pendant toute la durée de l’intervention qui s’est déroulée en Inde. Et c’est tout naturellement que les messages de sympathies ont fusé de partout quand Ian Papillon a fait savoir sur sa page Facebook que même si l’opération s’est bien passée, Cléa n’a pas survécu. Pour beaucoup, cela a été le choc et la tristesse.

Ces témoignages d’affection n’ont pas laissé le couple insensible. Ian Papillon et son épouse remercient tous ceux qui les ont soutenus dans cette dure épreuve.

Parmi les différents messages de sympathies, nous retenons : « Mes sincères condoléances Ian et M-Hélène. Courages mes cousins dans cette dure épreuve. Votre petit ange sera toujours avec vous et prompt rétablissement à Cléanne ».

« Am speechless... Courage à vous les parents. GOD’s wish is not to be questioned! Let it be... ».

« Quelle repose en paix la petite princesse et bon courage à vous. Que notre Seigneur vous garde toujours forts et solidaires. »

« Courage à vous et sympathie qu’elle repose en paix ce petit ange. »

« Repose en paix petit Ange. Courage et sympathies aux parents. Que notre Seigneur vous aide à surmonter cette terrible épreuve. Bon rétablissement à la petite Cléanne. »

« Mes sympathies à la famille Papillon un ange parti trop tôt ... Courage à vous. Courage Marie-Hélène bondie nu kone ki li bien difficile kan nu perdi 1 zenfan .... bon retablissement Cleanne ».

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