Mise à jour January 8, 2026, 12:30 pm

Décès d’Andy Selmour : deux codétenus soumis à des examens médicaux

Par Le Défi Quotidien
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Andy Selmour
Le détenu Selmour avait été pris à partie lors d’une bagarre à la prison de Melrose.

Deux des cinq prisonniers soupçonnés dans l’agression mortelle ayant coûté la vie à Andy Selmour, à l’Eastern High Security Prison de Melrose, le mardi 9 décembre 2025, ont été soumis à des examens médicaux. Le mercredi 7 janvier 2026, le chef du Police Medical Office (PMO), le Dr Sudesh Kumar Gungadin, s’est rendu à la prison de La Bastille pour examiner les deux détenus concernés dans le cadre de l’enquête policière en cours. Selon les premières informations, leur état de santé est jugé satisfaisant. Aucun n’a signalé de problèmes médicaux consécutifs à l’altercation du 9 décembre.

Les trois autres prisonniers soupçonnés d’avoir pris part à l’agression devraient eux aussi faire l’objet de contrôles médicaux dans les prochains jours. Ils sont actuellement incarcérés dans d’autres établissements pénitentiaires.

Andy Selmour avait été retrouvé mort en fin d’après-midi du mardi 9 décembre 2025 à l’Eastern High Security Prison de Melrose. L’analyse des images issues des caméras de surveillance (CCTV) a permis à la Criminal Investigation Division (CID) de Montagne-Blanche, chargée de l’enquête, d’établir que le détenu aurait été victime d’un règlement de comptes perpétré par ses codétenus. Cinq présumés agresseurs ont ainsi été identifiés par la police dans cette affaire.

Dans le cadre de l’enquête menée par la CID de l’Eastern Division, la police a recueilli des aveux auprès de l’un des cinq suspects concernant sa participation à l’agression. Ce dernier a toutefois affirmé que  la violence de l’altercation n’était pas suffisante pour entraîner la mort d’Andy Selmour. Il a également soutenu que la victime n’aurait pas bénéficié de soins médicaux appropriés dans les délais requis et que, dans le cas contraire, sa vie aurait pu être sauvée. « Si zot ti amenn li lopital a tan, kapav li ti pou sape », a-t-il laissé entendre.

Un deuxième détenu, identifié à la fois grâce aux images des caméras de surveillance et par des gardiens en service ce jour-là, a pour sa part exercé son droit au silence lors de son interrogatoire. Il a indiqué qu’il ne livrerait sa version des faits que devant une cour de justice, en présence d’un magistrat. 

Les cinq suspects identifiés devront également se soumettre à une évaluation menée par un psychologue de la police, dans le cadre des procédures d’enquête.
 

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