Décès d’Ahaan Dasootee, 8 mois, dans une piscine : la baby-sitter avait confié le bébé à un proche
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Le Défi Quotidien
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Un drame a secoué le quartier de Trois-Bras, à Petit-Raffray, samedi vers 13 heures : Ahaan Dasootee, âgé de huit mois, est mort noyé dans une piscine gonflable, alors qu’il jouait aux côtés de sa sœur aînée. Les parents, qui travaillent, avaient confié la garde des enfants à Hema Devi Etwareea, 39 ans, depuis environ cinq mois.
Selon l’enquête menée par la police de Goodlands, la baby-sitter avait temporairement confié les enfants à un proche âgé de 22 ans quelques minutes avant le drame. Ce dernier, selon les premiers éléments, s’est éloigné pour répondre à un appel téléphonique, laissant les enfants sans surveillance. En revenant, Hema Devi Etwareea a découvert le bébé inerte dans la piscine gonflable. Malgré une intervention immédiate et un transport d’urgence à la médiclinique de la localité, les médecins n’ont pu que constater le décès. L’autopsie, réalisée samedi soir par le Dr Prem Chamane, a conclu à un « œdème cérébral et pulmonaire aigu » comme cause du décès.
Dimanche, la baby-sitter a été provisoirement inculpée pour « homicide involontaire par négligence » devant la Weekend Court. La cour lui a accordé une remise en liberté conditionnelle sous caution de Rs 15 000 et une reconnaissance de dette de Rs 50 000, avec l’obligation de se présenter chaque mardi au poste de police de sa localité. Elle comparaîtra ce lundi devant le tribunal de Mapou pour la suite des procédures. Le jeune adulte ayant momentanément gardé les enfants devrait également être entendu par la police cette semaine.
Lors de son interrogatoire, Hema Devi Etwareea a confirmé avoir laissé les enfants sous la responsabilité du proche, croyant qu’ils étaient surveillés. Elle a précisé être rémunérée par les parents pour la garde des deux enfants depuis plusieurs mois. Pour les enquêteurs, la responsabilité principale de la surveillance et de la sécurité des enfants incombe à la baby-sitter, et le fait d’avoir confié cette tâche à une tierce personne constitue, selon eux, une négligence. La police scientifique a procédé à une inspection du lieu du drame, en particulier de la piscine gonflable, afin de documenter les éléments pour l’enquête.
Chez les Dasootee, c’est la consternation. Suraj, le père, exprime son incompréhension et sa douleur : « Nou pa ti atann pou ariv enn maler koumsa e ki nou ti pou perdi nou bebe. Baby-siter-la dir a penn de minit linn rant andan e finn ariv sa. » Il raconte avoir appris la tragédie par un coup de fil de son épouse : « Li dir mwa bebe inn tom dan pisinn vinn mediklinik deswit. » Sur place, il a découvert que son fils était déjà décédé.
Malgré le drame, le père souligne qu’il avait confiance en la baby-sitter, qui s’était montrée attentionnée avec les enfants. « Li fer manze tou pou zanfan-la. De fwa mo zanfan res kot madam-la enn nwit. Li ti pe get li bien. » Il raconte que ses enfants jouaient régulièrement dans la piscine sous la surveillance de la baby-sitter, qui envoyait parfois des photos aux parents.
La police poursuit son enquête pour déterminer précisément les circonstances du drame et établir les responsabilités. L’inculpation pour homicide involontaire par négligence souligne la gravité de la situation et le devoir légal des baby-sitters de veiller en permanence à la sécurité des enfants qui leur sont confiés.
Ce drame tragique rappelle la vigilance nécessaire lors de la surveillance des enfants, même pour quelques minutes, et l’importance d’une présence constante lorsqu’ils sont à proximité de points d’eau. Les parents, déjà sous le choc, appellent à la prudence et à la responsabilité de tous ceux à qui ils confient la garde de leurs enfants.