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Déboires d’une famille en ce début d’année : Rosemay et ses enfants se retrouvent sans logis après l’incendie de leur maison

Rosemay entourée de ses enfants a tout perdu dans le sinistre.

Début d’année difficile pour Rosemay Lâche, 43 ans, et ses quatre enfants. Ces habitants de Saint-Martin, Bel-Ombre, ont tout perdu dans un incendie qui a ravagé leur modeste demeure le 4 janvier dernier. La quadragénaire était avec ses enfants à la plage lorsque le drame s’est produit. Ils ont pu compter sur la générosité des voisins pour ne pas se retrouver à la rue. Elle soupçonne son époux d’être derrière cet incendie.  

Originaire de Chemin-Grenier, elle est venue s’installer avec sa famille à la rue Michael Leal, St-Martin, alors qu’elle était âgée de 4 ans. « J’y ai vécu toute ma vie, même après mon mariage », explique-t-elle. De cette union sont nés quatre enfants, deux filles aujourd’hui âgées de 11 et 14 ans et deux garçons, âgés de 25 et 28 ans.

Rosemay

Cela n’a pas été facile pour elle d’élever ses enfants avec son salaire de laboureur. « Je me tuait au travail, alors que mon époux, lui, ne faisait rien. Il a un tempérament violent et son penchant pour l’alcool n’arrange rien », dit-elle. 

Il y a un an, elle a quitté son époux. Il est parti vivre ailleurs. Malgré la séparation, le couple se disputait encore lorsqu’il se croisait. « Il m’a à maintes reprises menacée de me chasser de ma maison », dit-elle. 

En novembre dernier, alors qu’elle revenait d’un bal en compagnie de ses enfants, Rosemay a été surprise de voir qu’un rideau de la maison avait été brûlé. « Je savais que c’était lui. Je me suis rendue à la police pour leur demander de lui parler », raconte-t-elle. 

Puis, à quelques jours du Nouvel an, elle dit avoir croisé son époux. « Mo gete si to pou kapav fer lane bien la », lui aurait-il lancé.

Le 4 janvier dernier, Rosemay et ses deux filles se sont rendues à Chemin-Grenier pour acheter du matériels scolaires. « J’ai une fille qui fait son entrée en Grade 7 (Form 1) et une autre en Grade 8 (Form 2). J’ai acheté leurs uniformes et autres fournitures scolaires pour la grande rentrée », raconte Rosemay. Elles ont déposé leurs effets chez elles et n’ont pas tardé à repartir. « Mes filles voulaient aller à la mer. Nous nous sommes donc rendues à Bel-Ombre », se souvient-elle.

Mais à peine une heure plus tard, Rosemay reçoit un appel. « Une amie m’a informée que ma maison était en feu. Je me suis immédiatement rendue sur place », se souvient-elle. 

L’incendie s’était déjà propagé dans la demeure. « Une bonbonne de gaz a même explosé. On n’a rien pu faire », lâche le fils de Rosemay. Il ne restait plus que des débris une fois que les pompiers eut circonscrit le feu. « Tout est parti en fumée. Vêtements, meubles, lits, télévision, les fournitures scolaires, les uniformes et tous nos effets ont été réduits en cendres. Les pertes s’élèvent à Rs 250 000 environ », confie la quadragénaire. 

Depuis cet incendie, Rosemay et ses filles vivent séparément. « J’habite chez une amie alors que mes filles sont chez un proche. Je ne sais pour combien de temps », lâche la mère qui veut reconstruire sa maison. 

Rosemay a porté plainte contre son ex. Ce dernier a été  interpellé. Il a nié les accusations formulées contre lui, soutenant qu’il n’était pas sur place au moment des faits. 

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