Débat budgétaire : Chetan Baboolall dénonce « une attaque contre les retraités et le pouvoir d’achat »
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Defimedia.info
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Le député du Fron Militan Progresis Chetan Baboolall a vivement critiqué le Budget 2026-2027 lors de son intervention à l’Assemblée nationale ce mercredi 24 juin. Selon lui, les mesures annoncées « constituent une menace pour les retraités et n’apportent aucune réponse concrète à la détérioration du pouvoir d’achat des Mauriciens ».
Revenant sur la réforme de la pension de retraite et le « means test », bien que ce dernier ait été gelé à la suite de la contestation populaire, Chetan Baboolall estime que l’intention du gouvernement demeure inchangée. Il s’est également interrogé sur le sort des personnes qui accepteraient une pension réduite à partir de 60 ans, réclamant davantage de précisions de la part des autorités.
Le député a soutenu que les difficultés financières du pays ne sont pas imputables aux pensionnés, mais à des décennies de mauvaises décisions et de dépenses publiques mal évaluées. Il a ajouté que le gouvernement devrait réformer l’État plutôt que les citoyens.
Chetan Baboolall a également remis en question les chiffres officiels concernant le ralentissement de l’inflation à 3,7 %. Selon lui, les ménages continuent de subir la hausse du coût de la vie, notamment à travers les prix de l’alimentation, de l’électricité et des soins de santé. Il a estimé que de nombreuses familles sont contraintes de choisir entre remplir leur panier de courses et payer leurs factures.
S’il a pris note de l’injection de Rs 2 milliards dans le Price Stabilisation Fund, il a toutefois estimé qu’il s’agissait d’une mesure répétée d’année en année sans contrôle efficace des prix ni subventions significatives pour soulager durablement les consommateurs.
Chetan Baboolall a par ailleurs critiqué l’augmentation de certaines taxes indirectes, l’introduction d’une taxe additionnelle sur les assurances ainsi que plusieurs mesures administratives. Il a aussi évoqué les défis liés à la transformation numérique, la fuite des cerveaux, le fléau de la drogue, le soutien insuffisant aux PME et la nécessité d’investir davantage dans l’agriculture, l’eau et l’énergie.