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De quoi s’arracher les cheveux : elle souffre de démangeaisons à cause d’un shampoing périmé

Photo d'Illustration

Houmadevi, une habitante de Curepipe, vit un véritable calvaire depuis qu’elle a commencé à ressentir des démangeaisons sur le crâne. Elle en attribue la cause à l’utilisation d’un produit cosmétique acheté l’année dernière dans une pharmacie. 

C’est seulement après un mois qu’elle s’est rendu compte des dégâts causés à son cuir chevelu. C’est alors qu’elle examine la date de péremption du produit. Celle-ci était dépassée. Houmadevi se rend à la pharmacie pour réclamer des explications. C’est là qu’on lui apprendra, dit-elle, qu’il y a tout un stock de ce shampooing qui est périmé. La pharmacie va alors retirer le produit de l’étalage.

Les observations d’un second médecin

Les responsables de la pharmacie recommandent à la jeune femme, qui venait d’accoucher, d’aller se faire examiner par un dermatologue. « Je me suis rendue chez le médecin à mes frais. Il n’a pas été en mesure de se prononcer sur-le-champ sur mon cas en raison des multiples composants du produit. » Comme Houmadevi ne voyait aucune amélioration de son état, elle retourne à la pharmacie. Là-bas, on décide de l’envoyer, tous frais payés, chez un autre médecin. Le dermatologue aura la même réaction que son confrère. Impossible donc d’établir un diagnostic à ce stade.  Donc, rien ne bouge alors que des négociations avec la pharmacie en vue d’un règlement à l’amiable continuent. Une réunion a lieu avec cinq représentants de la pharmacie. Qui ne débouche sur rien. « On avait apporté des produits de beauté qu’on voulait m’offrir, mais que j’ai refusée. La seule chose qui m’importe, c’est de retrouver la santé », fait savoir la Curepipienne. 

Le nouveau stand de la pharmacie 

Elle attend d’être fixée sur son sort lorsque, contre toute attente, la pharmacie lui annonce que le produit n’a pas été acheté chez elle. De plus, que si Houmadevi continue dans ses attaques, elle sera traînée devant la justice. La mère de famille dit ne pas comprendre ce virage à 180 degrés. Les négociations ont bien duré trois mois, fait-elle ressortir. Il y a aussi eu de nombreux mails échangés.

« Comme je venais d’accoucher, ils ont mis mon comportement sur le compte du baby blues. Mais cela ne tient pas debout », affirme la dame.

Me Bala Mukan, invité dans l’émission, a pour sa part déclaré que même en l’absence de reçus d’achat, Houmadevi peut engager une action légale avec comme élément de preuves le fait qu’elle peut reconnaître l’endroit où elle a acheté le produit et certains visages, sans oublier l’existence des mails échangés entre les deux parties. En attendant des développements à ce niveau, Houmadevi est toujours très mal dans sa peau. « Je suis méconnaissable et n’ose même plus sortir de chez moi. Je ne suis plus la même personne qu’avant », laisse échapper la jeune femme. Par ailleurs, Me Mukan s’est déclaré prêt à lui venir en aide.

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