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De l’enfer de la drogue à une nouvelle vie : Steeven et Jean-François racontent

Par Le Défi Plus
Publié le: 27 June 2026 à 11:08
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Ancien toxicomane, Steeven Roussety met aujourd’hui son expérience au service des résidents du Centre d’Accueil de Terre-Rouge. Jean-François Larouse,  47 ans, ancien toxicomane, est aujourd’hui animateur au Centre d’Accueil de Terre-Rouge, où il accompagne les personnes en réhabilitation.
Ancien toxicomane, Steeven Roussety met aujourd’hui son expérience au service des résidents du Centre d’Accueil de Terre-Rouge. Jean-François Larouse, 47 ans, ancien toxicomane, est aujourd’hui animateur au Centre d’Accueil de Terre-Rouge.

Après avoir eux-mêmes lutté contre la dépendance, Steeven Roussety et Jean-François Larose consacrent aujourd’hui leur quotidien à aider d’autres personnes à reprendre le contrôle de leur vie. Deux parcours marqués par la souffrance, mais aussi par l’espoir et la résilience.


Steeven Roussety est passé de toxicomane à Programme Manager au Centre d’Accueil de Terre-Rouge

Pendant neuf ans, Steeven Roussety a vécu sous l’emprise de la drogue. Aujourd’hui Programme Manager au Centre d’Accueil de Terre-Rouge (CATR), il accompagne des personnes confrontées aux mêmes difficultés qu’il a traversées. Il revient sur son parcours et explique pourquoi il croit profondément en la réhabilitation.

Pendant près de dix ans, la drogue a rythmé le quotidien de Steeven Roussety. Aujourd’hui Programme Manager au Centre d’Accueil de Terre-Rouge (CATR), il accompagne des personnes en réhabilitation après avoir lui-même traversé cette épreuve. « J’ai galéré dans ma vie et j’ai fait beaucoup de choses que je n’aurais jamais dû faire », confie-t-il.

À l’époque, toute sa vie tournait autour de son addiction. Il pouvait dépenser entre Rs 3 000 et Rs 4 000 par jour, au point de ne plus avoir d’argent pour sa famille, pas même pour acheter un gâteau à son enfant. 

Malgré le soutien de ses proches, il ne parvenait pas à s’en sortir. « Je me posais des milliers de questions. J’avais une famille, une épouse, des parents. Je ne comprenais plus ce qui m’arrivait », raconte-t-il. « La drogue a détruit ma vie », avoue-t-il.

Convaincu d’abord qu’un traitement médical suffirait, il découvre finalement le CATR grâce à un proche de son père. Au centre, il comprend que la réhabilitation passe avant tout par un profond travail sur soi. En voyant d’autres résidents terminer leur parcours, il retrouve peu à peu espoir. « Quand je voyais des personnes terminer leur parcours de neuf semaines, je me disais que moi aussi j’en étais capable », explique-t-il.

Aujourd’hui, son vécu lui permet d’accompagner les résidents avec empathie. « Une personne sauvée, c’est aussi une famille qui retrouve le sourire et un quartier qui retrouve l’espoir », résume-t-il.


« À 47 ans, j’ai compris qu’il était encore possible de sortir de l’enfer de la drogue »

À 47 ans, Jean-François Larose a connu près de trois décennies de dépendance. Cannabis, héroïne, Subutex, méthadone… son parcours a été marqué par les rechutes et les souffrances. Aujourd’hui animateur au Centre d’Accueil de Terre-Rouge (CATR), il accompagne à son tour ceux qui veulent reconstruire leur vie.

Jean-François Larose avait 17 ans lorsqu’il a commencé à consommer du cannabis. Sans s’en rendre compte, cette première expérience l’a progressivement conduit vers des drogues plus dures. « J’ai commencé par le cannabis, comme beaucoup de jeunes. Puis, petit à petit, je suis tombé dans d’autres produits plus forts », raconte-t-il.

Au fil des années, il passe par l’héroïne, le Subutex puis la méthadone, espérant retrouver une vie normale. « Je pensais que la méthadone allait changer ma vie, mais ce n’était pas le cas », confie-t-il. Cette dépendance plonge toute sa famille dans la souffrance. « Nous avons tout perdu. C’était l’enfer pour moi, mais aussi pour ma famille », résume-t-il.

Malgré les promesses d’arrêter, il reconnaît qu’il n’était pas prêt. « Souvent, je promettais que j’allais arrêter, mais je n’y arrivais pas ». Sa famille, elle, ne l’a jamais abandonné. Le déclic survient lorsqu’il décide lui-même de changer et rejoint le Centre d’Accueil de Terre-Rouge. « C’est moi qui ai décidé d’arrêter. C’est à ce moment-là que je suis arrivé au centre », explique-t-il.

Au CATR, il découvre qu’il n’existe pas de solution miracle et que la réhabilitation exige un véritable travail sur soi. « Ils ont pris le temps de me faire comprendre que la vie pouvait être vécue sans produit », affirme-t-il.

Aujourd’hui animateur au CATR, il accompagne à son tour des personnes en réhabilitation. « Aujourd’hui, je peux passer du temps avec ma famille, faire la fête avec eux. Avant, cela n’existait pas. Il existe un chemin pour sortir de la drogue. J’en suis la preuve », conclut-il.

 

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