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As de la rénovation : truelle destin de Kursley Helene…

Kursley Helene

Alors qu’il était directeur de sa firme, Kursley Helene a fait un virage professionnel. Il a décidé de se tourner vers le secteur dans lequel opérait son père : la construction. Et il ne regrette pas son choix. Il est aujourd’hui un pro de la construction spécialisé dans la rénovation. Rencontre avec celui qui ne lâchera pas sa truelle de sitôt.

Rien ne prédestinait Kursley Helene à exercer ce métier, si ce n’est qu’il a grandi dans le milieu de la construction vu que son père était maçon. « Pendant les vacances scolaires, j’accompagnais mon père sur les chantiers de construction. C’est comme cela que j’ai appris le métier », raconte-t-il avant d’avouer qu’il n’avait aucune intention d’en faire sa profession.

Après ses études secondaires, il s’est lancé dans la vente. Au départ, il faisait du porte-à-porte pour vendre des montres, des ustensiles de cuisine et d’autres objets. Vu qu’il a le contact facile, son affaire marchait très bien. Tant et si bien que quelques années plus tard, il a ouvert sa propre entreprise. Il employait un groupe de vendeurs qui faisait aussi du porte-à-porte. Entre-temps, Kursley Helene a suivi un cours en Sales & Marketing.
Graduellement, le poids de la concurrence s’est fait sentir, explique-t-il. « La situation était parfois intenable. Certains concurrents agissaient vraiment de façon déloyale. Sans compter le fait que les gens sont devenus de plus en plus méfiants à cause d’escrocs et arnaqueurs qui opèrent dans le domaine », souligne-t-il. Kursley Helene pressentait qu’il devait se poser, réfléchir et prendre une décision. Parallèlement, il subissait la pression de son père. « Il voulait que j’intègre le secteur de la construction qu’il juge plus prometteur que celui de la vente. »

Kursley Helene évoque qu’un jour, son père s’est retrouvé sans travailleurs alors qu’il devait crépir une maison dont la livraison était prévue quelques jours plus tard. « Il a fait appel à mon frère et à moi pour l’aider. J’y suis allé. C’est comme cela que j’ai pris goût à la construction », précise-t-il. Il a ainsi décidé de fermer son entreprise de vente pour travailler avec son père. Kursley Helene a investi toutes ses économies dans l’achat d’outils et autres équipements.

Tout en travaillant avec son père, il suivait des cours portant sur les techniques de la construction. Pour approfondir ses connaissances en matière de techniques, il a travaillé pendant quelque temps dans une importante compagnie de construction. L’entrepreneur effectue toujours des recherches sur Internet pour parfaire ses connaissances. Son objectif : rester à l’affût des nouvelles technologies liées à ce domaine.
Comptant plus d’une trentaine d’années d’expérience dans le métier, Kursley Helene avance qu’il a construit des maisons, des bungalows et d’autres bâtiments. Il avoue cependant qu’il a un penchant pour la rénovation. Retaper une vieille maison est, pour lui, de l’art. Il dispose d’outils en tous genres pour ses travaux. « Il faut d’abord faire un constat de l’état de la maison, examiner ses différentes structures et voir comment préserver au maximum son cachet d’antan. »

Kursley Helene concède que rénover une vieille maison est difficile, voire très risqué. « On court le risque qu’un pan de mur s’effondre à tout moment et nous blesse. La rénovation est parfois plus coûteuse que la construction d’une nouvelle maison. » À la demande du propriétaire, il doit aussi se débarrasser de vieilles portes, fenêtres, lavabos et meubles de cuisine. « Il n’est pas rare que je donne des portes et fenêtres en métal en cadeau à des personnes qui construisent leurs maisons », dit-il.

Quelles sont les contraintes du métier ? À cette question Kursley Helene se plaint du fait qu’il soit souvent confronté à un problème d’absentéisme les lundis et le lendemain des fêtes. Il lui arrive souvent de mettre la main à la pâte pour qu’une maison soit livrée à temps.  Et même de travailler le dimanche et les jours de fête pour respecter les délais de livraison. « Malheureusement, pour certains ouvriers,  c’est le cadet de leurs soucis. Ils s’absentent et ils ne veulent pas travailler après une certaine heure », déplore-t-il.

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