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David se dit persécuté par la police : arrêté, menotté devant ses enfants, puis relâché 

sylvie Sylvie, enceinte de cinq mois, se dit traumatisée par cette troisième descente policière

David (prénom modifié), 32 ans, marié et père de deux enfants de 7 et 3 ans, habite Pointe-aux-Sables. Son épouse Sylvie, 28 ans, enceinte de cinq mois, a porté plainte auprès de l’Independent Police Complaints Commission (IPCC) le vendredi 15 février pour abus de pouvoir. Elle réclame une enquête sur un incident dans lequel des policiers sont impliqués et qui s’est produit le mercredi 13 février à son domicile. 

Elle dénonce l’attitude d’une équipe de la CID qui a effectué une descente « brutale » à leur domicile, vers 20 heures pour arrêter son époux. « Ils lui  ont passé les menottes devant leurs enfants, avant de l’emmener au poste de La Tour Koenig. Or, après une demi-heure, ils m’ont téléphoné pour m’avertir que mon mari allait rentrer à la maison, puisqu’il y avait erreur sur la personne », s’insurge Sylvie.

David nous explique qu’il se trouvait sans chemise et faisait la vaisselle, quand l’équipe de la police a surgi devant sa porte.

« Je leur ai demandé le motif de cette descente policière à cette heure de la nuit. Ils m’ont simplement demandé de les accompagner. Quand j’ai exigé qu’ils me montrent leur mandat d’amener, l’un d’eux m’a répondu : Nou pa bizin sa. Ils m’ont immobilisé et menotté comme un vulgaire criminel. On m’a amené au poste vêtu de mon seul boxer. Tous ces faits humiliants se sont produits devant mes enfants traumatisés », indique David.

En route pour le poste, les policiers devaient lui poser une série de questions sur ses faits et gestes, son itinéraire le jour de la fête du printemps, le 5 février 2019. Un vol avec violence avait été commis ce jour-là. David nous explique avoir fourni un alibi : il était chez son père ce jour-là. C’est alors que les officiers de police lui ont fait comprendre qu’il pouvait rentrer chez lui, car ils s’étaient trompés de cible. « Zot dir mwa fini sa par lamem pena pou fer narnie e plito gard enn bon relasyon avek zot », raconte David.

Traumatisme

Sylvie, elle, est révoltée. Elle explique que c’est la troisième fois que les policiers débarquent chez elle. « La première fois, c’est une équipe de l’Anti Drug and Smuggling Unit qui est venue. Les limiers voulaient savoir comment vivait la famille, vu que mon mari ne travaillait pas. Moi, je travaillais pour assurer les besoins de ma famille. Vers la fin de l’année dernière, ce sont les agents de l’Independent Commission Against Corruption qui voulaient en savoir plus à cause d’un supposé lien entre David et un trafiquant de drogue. Maintenant, voilà les agents de la  police criminelle. Ce n’est vraiment pas un plaisir pour nos enfants de voir tous ces policiers entourer et menotter leur père. Ils sont traumatisés », argue l’épouse.

Elle ajoute que, vu qu’elle est enceinte, ces opérations policières l’affectent particulièrement. « J’ai saigné du nez après cette dernière descente policière ». 

L’Independent Police Complaints Commission va ouvrir une enquête.


Coordonnées

The Independent Police Complaints Commission (IPCC)
4th Floor, Emmanuel Anquetil Building
SSR Street, Port Louis.
Tel. : 260 0450
Fax : 214 2069
E-mail : ipcc@govmu.org

Le bureau de l’IPCC est ouvert de 9  heures à 16 heures.
Il n’y a pas lieu de prendre un rendez-vous pour consigner une plainte.

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