Xplik ou K

Dans un centre commercial : elle se fait «duper» par un réparateur de téléphones

portable Des écrans originaux de la marque concernée ne sont pas disponibles à Maurice.

Sarita a déboursé Rs 6 500 pour un nouvel écran pour son smartphone en pensant payer pour une pièce originale. Mais elle a par la suite découvert qu’il ne s’agissait que d’une copie qui coûte Rs 2 200 moins cher.

Sarita dit s’être fait arnaquer. Vu que l’écran de son smartphone était endommagé, elle l’a fait réparer chez un spécialiste qui lui a demandé Rs 6 500 pour la pièce. Elle pensait alors payer pour un original. Mais en allant chez le distributeur officiel de la marque du smartphone, elle a découvert qu’il s’agissait d’une copie.

L’écran de son smartphone étant endommagé, Sarita se rend chez un spécialiste dans un centre commercial du Nord pour la réparation. Prix d’un écran certifié comme étant original par le commerçant : Rs 6 500. Sarita règle le montant exigé.

Mais pour réinitialiser le smartphone, elle doit rentrer chez elle et le faire sur son ordinateur. Une fois à la maison, Sarita ne peut compléter la procédure. Elle retourne voir le réparateur. Cette fois, le responsable lui dit que le téléphone est bloqué et qu’elle devra débourser Rs 1 000 pour le faire débloquer.

Sarita refuse net. Elle se rend dans un magasin du représentant officiel de la marque de son smartphone à Maurice. Là, on lui débloque son appareil gratis. On lui fera en outre remarquer que l’écran installé à Rs 6 500 n’est pas un original vu que de telles pièces originales ne sont pas disponibles à Maurice. On lui confirme dès lors qu’il s’agit bel et bien d’une copie qui coûte normalement Rs 2 200 moins cher. « J’ai donc été arnaquée. J’ai non seulement payé plus cher pour une copie, mais on m’a aussi exigé Rs 1 000 de plus pour débloquer l’appareil alors que ce service est gratuit », martèle Sarita.

Xplik ou K a sollicité l’avis de la Consumer Protection Unit (CPU). « Nous sommes en présence de trois parties : la cliente, le responsable du service de réparation et le revendeur qui distingue un écran original d’une copie et qui parle d’un prix abusif », indique un officier de la CPU.

« Il faudra démontrer que l’écran coûte moins cher que les Rs 6 500 déboursées et si un tarif abusif a été appliqué. N’oublions pas non plus que la cliente a accepté de débourser les Rs 6 500. Ce qui signifie qu’elle a approuvé ce prix. » Qui du remplacement d’un écran original par une copie ? Sarita insiste que le représentant de la marque lui a dit que « les pièces détachées de cette marque sont indisponibles à Maurice. Quand le cellulaire rencontre un problème, la marque le change tout simplement ».

L’officier a invité la plaignante à porter plainte, en assurant que la CPU mènerait une enquête. « Si le réparateur fait effectivement passer des copies pour des originales, il sera passible de poursuites. »