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Cyril Vadamootoo : «I love life !»

Cyril Vadamootoo, 75 ans, a reçu un trophée pour son dévouement pour la promotion touristique de Maurice de 1980 à 1996. L’initiative revient à l’Association of Tourism Professionals (ATP) et à quelques artistes locaux. L’événement a eu lieu au Domaine Izi à Bambous, le 26 octobre. Parcours.

« Je dédie ce trophée à tous les ségatiers qui m’ont accompagné à travers le monde pour faire connaître Maurice comme une destination touristique. Ces artistes étaient un composant important de ma carrière », dit d’emblée Cyril Vadamootoo. Ce Quatrebornais était ému lors de la cérémonie.

Cyril Vadamootoo se souvient de son adolescence. Il a toujours souhaité devenir un artiste. « Mais les parents disaient qu’un artiste ne gagnait pas assez d’argent. Il fallait donc se concentrer sur les études. J’avais 10 ans quand je suis allé en Inde », raconte ce natif de Port-Louis.

Cyril

Le benjamin d’une fratrie de huit y complète sa scolarité. Il avoue toutefois que les études n’étaient pas sa priorité. Il fallait cependant obéir aux parents. « Autrefois, les gens pensaient que des tigres et des serpents circulaient librement en Inde. On croyait qu’on me punissait en m’y envoyant », ajoute-t-il. Il fréquente le St Xavier’s College à Bombay (aujourd’hui Mumbai). Il y étudie la filière ‘Politics, Public Administration and Sociology’.

Il rentre à Maurice en 1968 et il est recruté par l’Islamic College. Il enseigne le General Paper. « Certains de mes élèves sont devenus des médecins et des politiciens », dit-il avec fierté. Six mois plus tard, il prend de l’emploi au Mauritius Government Tourist Office (MGTO) (aujourd’hui Mauritius Tourism Promotion Authority), sous l’égide du ministère des Affaires étrangères et du Tourisme.

Il assure plusieurs postes au sein du MGTO avant de devenir le directeur. Il n’a que 31 ans et s’impose ainsi comme le plus jeune directeur d’un organisme dédiée à la promotion touristique, au monde. Pendant les 23 années passées au MGTO, Cyril Vadamootoo se rend au Japon, à Montréal, en Ouganda, à Zurich et à Londres, entre autres, pour renforcer son bagage académique.

Là où il va pour parler de Maurice, il est accompagné de ségatiers. « À travers leur musique et leur chant, ils ont contribué à placer Maurice sur la carte mondiale. Ils sont l’un de nos atouts. J’ai beaucoup de respect pour ces artistes », fait-il observer.

Aujourd’hui, il profite de sa retraite. « I love life ! Je suis un bon vivant et un cordon-bleu » dit-il avec le sourire. Cette année, son épouse et lui célèbrent leur 50 ans de mariage. « Mon épouse est d’origine indienne », dit ce père de trois enfants. Il aime également chanter, danser et faire de la musique.