Cybercriminalité et finance numérique : un atelier régional soutenu par les États-Unis à Maurice
Par
Fabrice Laretif
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Fabrice Laretif
La cérémonie de lancement de l’atelier régional sur la cybercriminalité, les actifs virtuels et les preuves numériques s’est tenue le 19 janvier à l’Integrated Customs Clearance Centre à Plaine-Magnien. Cet atelier est organisé par le ministère américain de la Justice (DOJ), à travers le Bureau du développement, de l’assistance et de la formation des procureurs à l’étranger (OPDAT), en collaboration avec le Bureau fédéral d’enquête américain (FBI).
L’initiative vise à renforcer les capacités des participants en matière d’enquêtes et de poursuites liées à la cybercriminalité, aux actifs virtuels et aux preuves numériques. Elle repose sur le partage de bonnes pratiques, d’expériences concrètes et sur des exercices pratiques destinés à améliorer la compréhension des mécanismes financiers numériques et des méthodes d’investigation associées.
Le Junior minister aux Finances, Dhaneshwar Damry, a souligné que la finance numérique connaît une évolution rapide à l’échelle mondiale. Il a rappelé que Maurice occupe une place croissante en Afrique en tant que plateforme reliant l’Asie et le continent africain dans ce domaine. Selon lui, la mise en place de garde-fous est nécessaire afin d’éviter que les crimes financiers échappent aux mécanismes de contrôle. Il a également indiqué que la formation des Mauriciens dans ce secteur peut contribuer au développement de nouvelles opportunités d’emploi.
De son côté, le directeur général de la Mauritius Revenue Authority (MRA), Rohit Ramnawaz, a expliqué que les transactions liées aux actifs virtuels et aux cryptomonnaies ne laissent pas de traces visibles comparables aux transferts bancaires traditionnels. Il a insisté sur la nécessité de pouvoir retracer les flux financiers et de relier les éléments de preuve pour les présenter devant les tribunaux. Il a également évoqué l’importance d’évaluer le cadre légal et les ressources disponibles pour faire face à l’évolution des crimes financiers.
L’atelier réunit des représentants de la police, de la Financial Crimes Commission (FCC), de la Financial Intelligence Unit (FIU) et d’autres institutions. Il s’inscrit dans un contexte de coopération continue entre Maurice et les États-Unis, notamment en matière de lutte contre la drogue, les mouvements de fonds illicites et les techniques d’investigation.