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Cutlass Express 26 : quand 19 pays simulent la guerre au crime maritime

Par Irshaad Olitte
Publié le: 15 février 2026 à 16:50

Du 2 au 13 février, Maurice a accueilli l’exercice Cutlass Express 26. Au Quai D, 19 nations se sont entraînées dans un simulateur unique pour traquer la criminalité transfrontalière en mer.

Arraisonner, fouiller, arrêter… En ce jeudi 12 février, des forces navales de 19 nations répètent les gestes qui pourraient sauver l’océan Indien. Au quai D de Port-Louis, l’exercice commence. Les participants ne sont pas en mer, mais dans le MV MRA Simulator, une infrastructure de formation à terre qui reproduit fidèlement l’intérieur d’un navire.

Un « Ship-in-a-box », littéralement un bateau dans une boîte. À l’intérieur, les officiers simulent en temps réel un scénario qu’ils redoutent : l’arraisonnement d’un bateau suspect.

L’opération porte un nom technique, VBSS : Visit, Board, Search and Seizure Interdiction Operation. Monter à bord, contrôler les membres d’équipage, fouiller minutieusement tous les compartiments du navire. Chaque recoin est inspecté, chaque geste répété jusqu’à devenir automatique. L’objectif : renforcer la sécurité maritime et sécuriser les voies navigables pour le commerce.

Cet exercice marque l’aboutissement de deux semaines de formation intensive. Depuis le 2 février, Maurice accueille Cutlass Express 26, un programme parrainé par l’U.S. Africa Command (AFRICOM) consacré au renforcement de la sécurité maritime dans la région ouest de l’océan Indien et sur la côte est de l’Afrique. Au menu : lutte contre les trafics illicites, la piraterie maritime, la pêche illégale et toutes les menaces qui guettent la stabilité de ces eaux.

Le surintendant de police Reddy Luthmoodoo, de la National Coast Guard Training School, explique pourquoi cette collaboration internationale n’est pas une option mais une nécessité. « Si un crime transnational se déroule en mer, nous avons besoin de la participation d’autres pays en termes de ressources humaines. Nous pouvons coordonner les opérations en mer afin de procéder à l’arrestation des personnes impliquées dans ces réseaux criminels », dit-il. Quand le crime ne connaît pas de frontières, la riposte ne peut pas rester nationale.

Autour du simulateur du quai D, 19 nations ont donc uni leurs forces du 2 au 13 février : Maurice, États-Unis, Belgique, Comores, Djibouti, Égypte, France, Géorgie, Inde, Kenya, Madagascar, Malawi, Maroc, Mozambique, Sénégal, Seychelles, Somalie, Tanzanie et Tunisie. Chacune apporte son expertise, son expérience du terrain et sa connaissance des eaux qu’elle surveille. Ensemble, elles s’entraînent à contrer des menaces qui ignorent les frontières maritimes.

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