Crime à Quatre-Bornes : Neelam Munisamy exprime des regrets après le meurtre de Fabrino Cupidon
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Le Défi Quotidien
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Cinq jours après le meurtre de son époux, Neelam Munisamy est retournée sur les lieux du drame à Quatre-Bornes. Elle a livré aux enquêteurs le récit de cette nuit tragique.
C’est vers 10 h 45 que les différentes unités de la Western Division sont arrivées à la rue Rotin No. 1 pour la reconstitution des faits. Escortée par les enquêteurs de la CID de Quatre-Bornes, Neelam Munisamy est entrée dans la maison où le drame a eu lieu. Elle a ainsi montré aux policiers où elle se trouvait lorsque la dispute a éclaté entre son époux et elle.
Selon ses dires, Fabrino, son époux, d’origine rodriguaise, l’aurait accusée d’avoir consommé de la drogue synthétique. Toutefois, elle a réfuté les allégations portées par celui qui partageait sa vie depuis trois ans environ.
Fabrino s’est ensuite rendu sous la douche. Entre-temps, elle s’est emparée d’un couteau de cuisine avant de se diriger vers la salle de bain. Elle souligne avoir agi dans un accès de colère. Elle a fait irruption sous la douche où elle a poignardé son mari dans la cuisse, sans penser un instant que ce coup allait lui être fatal. « Mo pa ti ena lintention touye li », a-t-elle fait ressortir.
Son époux, blessé à la cuisse, est sorti en panique de la douche avant de traverser le salon de la maison, nu. Une fois à l’extérieur, il a enjambé l’enclos, tout en se vidant de son sang. Neelam Munisamy a expliqué aux limiers l’avoir suivi sur plus d’une cinquantaine de mètres hors de la maison pour le rattraper. Fabrino s’est effondré dans la rue. Elle avait alors encore l’arme à la main. Une scène qu’elle a mimée devant les policiers.
Elle a jeté le couteau dans un caniveau et a aidé son époux à se relever pour retourner à la maison. Une fois à l’intérieur, elle a placé une couverture sur la cuisse en pensant arrêter l’hémorragie, mais la victime a poussé son dernier soupir peu après. C’est le personnel du SAMU, une fois sur place ce soir-là, qui a confirmé son décès.
« Mo pa ti atann li pou mor », devait-elle ajouter. Au terme de cet exercice, elle a été reconduite en cellule policière.