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Covid-19 : Meenakshi ne verra pas grandir son bébé

Meenakshi Bahadoor-Toolsee ne souffrait d’aucune comorbidité.

Meenakshi Bahadoor-Toolsee, surnommée affectueusement Natacha, est décédée d’une pneumonie liée à la COVID-19 le dimanche 5 décembre vers 9 h 30. L’employée de bureau de 37 ans venait de mettre au monde son premier enfant une semaine plus tôt. 

Onze ans. C’est le temps qu’il aura fallu que Meenakshi Bahadoor-Toolsee attende pour que son rêve d’avoir un enfant se réalise enfin. L’employée de bureau de 37 ans a accouché fin novembre. Mais le dimanche 5 décembre, soit une semaine plus tard, elle a succombé à une pneumonie due à la COVID-19. Elle ne souffrait d’aucune comorbidité et elle n’était pas vaccinée contre le coronavirus. 

Sa sœur aînée Priya raconte ce qu’a vécu la jeune femme. C’est le 24 novembre que Meenakshi Bahadoor-Toolsee tombe malade. Elle a de la fièvre et des courbatures. Alors enceinte, elle fait un test rapide antigénique qui se révèle négatif. Les jours passent et elle fait toujours de la température. 

Le matin du samedi 27 novembre, elle prend la décision de se rendre à l’hôpital Jawaharlal-Nehru de Rose-Belle pour des soins. « Cela, après que plusieurs cliniques ont refusé de l’admettre », précise la sœur. 

Une fois à l’hôpital, Meenakshi Bahadoor-Toolsee est soumise à un autre test rapide antigénique, conformément au protocole sanitaire en vigueur. Il se révèle positif. La jeune femme est ensuite mise sous oxygène et placée en isolement. 

Le lendemain matin, elle accouche par césarienne. Quelques heures plus tard, son état de santé se détériore. Elle est immédiatement admise à l’unité des soins intensifs de l’hôpital. Le vendredi 3 décembre, elle adressera la parole à ses proches pour la dernière fois. Son état de santé continue de se détériorer et elle est intubée. Dimanche matin, vers 9 h 30, elle rend l’âme sur son lit d’hôpital. 

«Son portrait craché»

Sa dépouille a été incinérée le lundi 6 décembre au cimetière de Plaine-Magnien. Meenakshi Bahadoor-Toolsee, qui est décrite par sa sœur aînée Priya comme une personne serviable, était friande de voyages à l’étranger. Elle a mis les pieds en Inde, en Afrique et à Madagascar. Elle laisse derrière elle des parents, une sœur et un époux écrasés par la douleur. Mais elle laisse aussi mais surtout sa fille d’à peine dix jours qu’elle n’aura pas la chance de voir grandir. 

Le vœu le plus cher de la jeune employée de bureau, après 11 années de mariage, était d’être mère. Selon Priya, elle avait beaucoup lutté pour enfin tomber enceinte. « Ma sœur avait des rêves plein la tête. Chambre, vêtements, jardin… Elle avait tout prévu pour l’arrivée de son bébé », dit-elle les yeux remplis de tristesse.  

Son plus grand regret est que sa sœur n’ait pas pu voir le visage de son enfant avant de mourir. « Elle nous a quittés sans pouvoir la tenir dans les bras. Elle ne méritait pas de mourir ainsi. Ma sœur n’est plus de ce monde. Mais elle nous a offert le plus beau cadeau qui puisse exister : sa fille qui est son portrait craché », confie Priya.

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