Covid-19 : la taille du Cluster déterminante
Par
Jean-Marie St Cyr
Par
Jean-Marie St Cyr
C’est le High Level Committee qui décide quelles sont les régions qui doivent être placées en zones rouges. Cette décision est basée sur plusieurs critères, dont le nombre de cas et l’absence de lien entre les cas détectés.
De nombreuses localités ont été placées en zone rouge depuis le 12 mars. C’est en raison du nombre de cas positifs à la Covid-19 qui y ont été détectés. Dans certaines localités, c’est la taille du cluster qui a incité les autorités à les décréter zones rouges. C’est en raison du nombre de personnes avec qui chaque cas positif a pu être en contact. C’est ainsi que les circonscriptions 15, 16 et 17 ont été décrétées zones rouges. 30 à 40 cas positifs ont été détectés après la recherche de contacts dans les clusters de Curepipe, Wooton et Forest- Side.
La décision de placer une localité en zone rouge est aussi basée sur le nombre de cas détectés et qui ne sont pas liés entre eux. Ce qui se traduit alors par une circulation virale non contrôlée, selon la docteure Catherine Gaud. Parfois, il y a beaucoup de cas dans une localité, mais ils ne sont pas tous reliés. Il est alors important de décréter la région zone rouge pour limiter la circulation du virus. Ce qui évite qu’il se propage dans d’autres régions.
Parmi les différentes régions qui ont été décrétées zones rouges, certaines le sont restées pendant longtemps. C’est en raison du nombre de cas recensés lors de la recherche de contacts.
Ce n’est que quatorze jours après le dernier cas détecté et les derniers tests de dépistage que le High Level Committee peut décréter qu’une région n’est plus « rouge ».
Les localités des circonscriptions 15, 16 et 17 en zones rouges du 12 mars au 17 avril
Vallée-Pitot a été décrétée zone rouge le 24 mai et est sortie de cette zone ce samedi. Mais d’autres localités restent au vert, en dépit d’un nombre de cas plus élevé. Seulee la Valette est en zone rouge.
Selon le ministre de la Santé, la raison est simple. C’est parce que les cas sont tous liés et que tout le monde a été placé en quarantaine. Ce qui fait que le risque d’une propagation du virus a été éliminé.
A contrario, dans le cas d’un boutiquier ou d’un chauffeur de taxi dans le sud, les données étaient différentes. Car il était difficile de déterminer avec qui ils avaient pu être en contact. Il était clair qu’ils avaient pu être en contact avec de nombreuses personnes, compte tenu de leur profession.
À Mesnil, treize cas positifs ont été détectés. Il s’agit de personnes d’une même famille et de voisins qui habitent la même ruelle. Tout le monde a été placé en quarantaine, ce qui fait qu’il n’y a pas eu la nécessité de décréter la localité zone rouge.
Il en est de même pour Quatre-Bornes, où la détection des cas a été espacée. De plus, après le cas dans un appartement, il a été établi qu’il n’y avait pas eu de contact avec les résidents, ce qui fait qu’ils ont pu rapidement sortir de leur situation d’isolation.
Vu le nombre de cas récemment détectés à Bon-Accueil, d’Épinay et différentes localités de Flacq, la situation est à suivre de près.