Economie

Couverture de risques - Inondations : un nombre croissant de Mauriciens se fait assurer

Gaël Aliphon et Abdel Ruhomutally. Gaël Aliphon et Abdel Ruhomutally.

Les particuliers sont-ils plus conscients des risques d’inondation ? Le nombre de souscriptions visant à couvrir les dégâts causés par les intempéries a-t-il augmenté ? Abdel Ruhomutally, Managing Director de GFA Insurance et Gaël Aliphon, Manager Sales & Development, Individual Business Unit chez Swan Group, nous en disent plus.

2018 a démarré sous la pluie. Des maisons, des champs et plusieurs commerces ont été inondés. Depuis les inondations meurtrières de 2013, les Mauriciens sont-ils davantage sensibilisés à la nécessité de souscrire à une assurance couvrant les risques d’inondation ?
Gaël Aliphon : Nous pensons effectivement que les clients sont plus conscients des risques et s’assurent aujourd’hui que la couverture soit présente, que ce soit à travers leur assurance voiture ou leur assurance maison.

Abdel Ruhomutally : Non, pas nécessairement. Le marché de l’assurance habitation n’est pas facile à pénétrer. Les Mauriciens ont toujours tendance à prendre une assurance seulement quand elle devient obligatoire par les autorités.

Quelles sont les couvertures sur les inondations que vous offrez aux particuliers et aux entreprises ?
Gaël Aliphon : En principe, cette couverture est attachée à une assurance voiture ou se retrouve sous une assurance habitation. Comme le terme l’indique, cela couvre les risques et les dégâts dûs aux inondations.

Abdel Ruhomutally : Pour l’habitation et les entreprises, les compagnies d’assurance offrent la formule Fire and Allied Perils qui couvre aussi les inondations et les dégâts des eaux. Désormais, les compagnies d’assurance offrent une extension inondation sur l’assurance automobile.

Combien coûte une assurance couvrant les inondations ?
Gaël Aliphon : Comme la couverture inondations se trouve attachée à une assurance voiture ou habitation, cela dépendra des couvertures de base choisies.

Abdel Ruhomutally : Tout dépend de la valeur assurée des biens.

Comment a évolué ce marché en termes de primes et du nombre de souscriptions ces cinq dernières années ?
Abdel Ruhomutally : L’évolution reste assez lente.

Les maisons d’assurance ont-elles adapté leurs produits en fonction de la spécificité du pays ?
Abdel Ruhomutally : Pas nécessairement. Les polices d’assurance sont plus ou moins standards.