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Coût de la diplomatie : Rs 227,2 millions pour les loyers des ambassades et de leur personnel

Par Patrick Hilbert
Publié le: 1 July 2026 à 10:47
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Source photo: unsplash.com
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Les annexes du Budget révèlent que Maurice consacre plus de Rs 227 millions par an aux loyers de ses missions diplomatiques. Des dépenses qui suscitent déjà des interrogations sur leur efficacité et leur justification.

Issu des annexes officielles du budget national, un document intitulé « Sub Programme 140202: Overseas Missions » détaille avec précision les coûts de location annuelle des chancelleries et des résidences du personnel diplomatique mauricien. Le montant global cumulé donne la mesure de l’effort budgétaire consenti : Rs 227 244 618,84.

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L’examen de ce document met en lumière de profondes disparités selon les affectations géographiques. L’ambassade de Maurice à Beijing (Chine) s’impose comme le poste le plus onéreux, avec une enveloppe locative annuelle de Rs 43 469 040,00, portée par des frais de logement du personnel particulièrement élevés (plus de Rs 22 millions). Suivent la représentation permanente à New York (États-Unis), culminant à Rs 35 007 624,00, et la mission de Genève (Suisse), établie à Rs 20 190 274,29.

À l’inverse, l’exploitation du patrimoine immobilier de l’État permet de réduire certaines dépenses. À Londres, Paris et Washington, les chancelleries appartiennent à l’État mauricien, limitant ainsi les coûts liés aux loyers commerciaux.

Dans un climat économique national marqué par la rigueur, la divulgation de ces arbitrages financiers nourrit la critique de l’opposition. La députée du Fron Militan Progresis, Joanna Bérenger, a dans une publication sur les réseaux sociaux, mardi, questionné la rationalité de ces dépenses.

« Dans un contexte où l’on demande des sacrifices à la population, une question mérite d’être posée : avons-nous réellement besoin d’autant d’ambassades et de représentations diplomatiques à l’étranger pour un coût annuel de Rs 227 millions ?

Quels résultats concrets obtiennent-elles en retour ? Combien d’investissements ont-elles attirés ? Combien d’opportunités économiques ou commerciales ont-elles générées ? Quelle est leur véritable valeur ajoutée pour Maurice ? », se demande-t-elle. 

Joanna Bérenger ajoute : « Avant de demander aux Mauriciens de se serrer la ceinture, il est légitime d’exiger de l’État qu’il rende des comptes sur l’efficacité réelle de ces dépenses publiques ! La transparence et l’évaluation des résultats devraient être la règle, pas l’exception »
 

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