Cours régional de la Conférence des Nations unies : les opportunités d’affaires en Afrique à l’agenda

Par Leena Gooraya-Poligadoo O commentaire
Vishnu Lutchmeenaraidoo

Promouvoir l’échange d’informations portant sur les opportunités d’affaires en Afrique. C’est le but du 36e cours régional organisé par l’United Nations Conference on Trade and Development, en collaboration avec l’université de Maurice. Le coup d’envoi a été donné le lundi 13 février.

Du 13 février au 3 mars, 24 délégués issus de 17 pays africains (Maurice inclus) participeront au United Nations Conference on Trade and Development (UNCTAD) 36th Regional Course. C’est la troisième fois que l’université de Maurice est l’hôte de ce programme. À travers des discussions et des ateliers de travail, ils aborderont des sujets liés aux affaires en Afrique, aux investissements directs étrangers et aux défis à affronter pour faire du business dans les pays africains.

Intervenant à la cérémonie d’ouverture du programme, le ministre des Affaires étrangères Vishnu Lutchmeenaraidoo a déclaré qu’il y a souvent des discussions sur les opportunités d’investissement en Afrique. Toutefois, dit-il, les actions se font plus rares. « Si on veut partir en Afrique, il faut améliorer la connectivité au niveau aérien, maritime ou numérique. Je pense aussi que l’UNCTAD doit apporter son soutien pour améliorer les infrastructures et les énergies. Le développement du système éducatif et la sécurité alimentaire devraient être des priorités », affirme le ministre.

Vishnu Lutchmeenaraidoo avance que Maurice est stratégiquement placé pour servir de Financial Hub dans la région. « En attirant des investissements provenant de certains pays pour les rediriger vers les pays africains, Maurice peut devenir un contributeur majeur dans le développement du continent noir », a-t-il expliqué.

L’Associate Professor Verena Tandrayen-Ragoobur, qui est National Coordinator du programme, a, pour sa part, fait ressortir qu’il y a un manque de relations commerciales entre les pays africains. « Le plus gros obstacle pour aller vers l’Afrique, c’est le manque de connectivité par rapport aux marchés traditionnels », dit-elle. Et d’ajouter qu’il est nécessaire de trouver des marchés de niche, tout en prenant avantage des accords préférentiels.

Randa Jamal, Economic Affairs Officer de l’UNCTAD, estime, quant à elle, que l’idée d’effectuer ce cours est de mettre en place des politiques visant à promouvoir des investissements en Afrique. « Il existe de nombreux challenges dans les économies en développement par rapport à l’exploration des opportunités d’affaires. Durant ces trois semaines, nous identifierons ces obstacles et proposerons des solutions adaptées », dit-elle.