Cour suprême : l’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga conteste sa détention
Par
Defimedia.info
Par
Defimedia.info
L’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga a déposé une demande de révision judiciaire en Cour suprême pour contester la décision de la Bail and Remand Court (BRC) du 30 décembre 2025, ayant conduit à son maintien en détention. Cela, dans le sillage de son arrestation le 24 octobre 2025. Il fait l’objet de deux accusations provisoires de blanchiment d’argent et d’une accusation de complot.
La Financial Crimes Commission (FCC) soutient que Mamy Ravatomanga aurait été en possession de fonds soupçonnés de représenter le produit d’activités criminelles présumées commises à Madagascar alors qu’il serait impliqué dans la gestion de plusieurs entités à Maurice. Les montants concernés incluent Rs 6,45 milliards détenues par des sociétés sous sa gestion ainsi que Rs 858 millions sur ses comptes personnels. Une ordonnance de ‘criminal attachment’ a été émise sur l’ensemble de ses comptes et ceux de ses sociétés, pour un montant total estimé à Rs 7,3 milliards.
Dans sa demande de révision judiciaire, dirigée notamment contre la magistrate de la BRC, le Directeur des poursuites publiques, le Commissaire de Police et la FCC, Mamy Ravatomanga soutient que la décision de le maintenir en détention serait entachée d’irrationalité et d’absence de fondement factuel.
Il fait valoir que des éléments sérieux et non contestés relatifs à son état de santé auraient été portés à la connaissance de la Cour mais n’auraient pas été évalués. Dans sa demande, il fait mention de notamment de graves problèmes cardiaques, une intervention chirurgicale récente et une condition jugée incompatible avec une détention prolongée. Il conteste également les conclusions selon lesquelles il existerait un risque d’interférence avec des témoins ou de destruction de preuves, notamment en lien avec des allégations relatives à des téléphones portables.
Allant plus loin, l’homme d’affaires fait état de ce qui serait une rencontre avec le Commissaire de la FCC d’alors et soutient que l’enquêteur aurait fourni des déclarations contradictoires sur les mêmes éléments de preuve allégués. Selon Mamy Ravatomanga, qui a retenu les services de l’avouée Ayesha Jeewa, la décision de la BRC serait déraisonnable. L’affaire sera appelée devant la Cheffe juge, Rehana Mungly-Gulbul le 26 février.
Nafiisah Peerbaye