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Cour intermédiaire : la mère coupable de maltraitance sur sa fille de cinq ans

La mère accusée d’avoir malmené son enfant.

La fillette avait été retrouvée par la police dans une chambre noire. Elle portait plusieurs cicatrices et des blessures sur le corps et une partie de sa chevelure avait été arrachée. La mère de cet enfant a été reconnue coupable de maltraitance en cour intermédiaire, le mercredi 19 février 2020. Le père a, quant à lui, obtenu le bénéfice du doute car la poursuite n’a pas pu établir qu’il avait maltraité ou abusé de l’enfant. 

Cette mère de famille, âgée de 47 ans et habitant la région ouest de l’île, était poursuivie devant la cour intermédiaire sous une accusation de « child ill-treatment », en vertu des articles 13(1) et 18(4) de la Child Protection Act. Le père âgé de 41 ans faisait, quant à lui, face à deux accusations. Notamment de « child ill-treatment » et d’abus sexuel.  Délits commis en novembre 2015. Les deux avaient plaidé non coupable.

Le mercredi 19 février 2020, la magistrate Darshana Gayan a jugé la mère coupable d’avoir maltraité sa fille. Elle a soutenu que la poursuite a pu établir l’accusation  et que les preuves et témoignages avancés devant la cour démontrent que cette dernière avait bel et bien maltraité son enfant alors que la fillette était sous sa garde. La sentence sera prononcée le 27 février 2020.

Rapport médical accablant 

Quant au père, il a obtenu le bénéfice du doute. La magistrate a trouvé que la poursuite n’a pas pu prouver les accusations contre le père. 

Dans son jugement, la magistrate dit avoir retenu les témoignages de deux policiers. L’un d’eux, le constable Nutobur, avait déclaré que le 14 novembre 2015, il s’était rendu, vers 19 h15, au village où réside la fillette avec sa maman. Le policier dit avoir rencontré la petite fille qui était toute seule. Elle se trouvait dans une maison en tôle comprenant une seule chambre et dépourvue de lumière.

Le policier a expliqué que la fillette portait plusieurs blessures et de nombreuses cicatrices sur le corps. Une partie de sa chevelure avait été arrachée et elle avait des marques aux mains et aux pieds indiquant qu’elle avait été battue. La Child Development Unit (CDU) a alors pris l’enfant en charge. 

La Cour dit avoir pris en compte le rapport médical de l’enfant qui en dit long sur les violences physiques qu’il a subies. Selon la magistrate, ces blessures ne peuvent qu’être les conséquences d’une maltraitance. 

Par ailleurs, la magistrate a mis en exergue le fait que la mère a été irresponsable en laissant une enfant de cinq ans seule, alors qu’elle doit être constamment sous la supervision d’un adulte. Le fait que la mère n’a pas emmené la petite pour des soins à l’hôpital indique son manque d’attention envers elle. D’autant plus que la fillette était sous sa garde. De plus, la mère avait admis dans ses dépositions à la police qu’elle avait l’habitude de frapper la petite avec un rotin quand elle se comportait mal. Tous ces facteurs démontrent que la mère a agi de manière très cruelle envers son enfant et l’a constamment maltraitée. 

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