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Cour de district de Savanne : arrêté pour une contravention déjà payée

contravention Les policiers ont eu confirmation du paiement de l’amende après trois vérifications auprès de la cour.

Preetam B., un habitant de Surinam, raconte avoir reçu une contravention en 2017 pour le non-port de la ceinture de sécurité au volant. « J’ai reçu une lettre Guilty by letter pour me rendre en cour le 25 juillet 2018 afin de payer l’amende », dit-il. Le 27 juillet, il s’est rendu à la cour de district de Surinam et s’est acquitté d’une somme de Rs 1 600.

Il indique avoir perdu le reçu par mégarde. Mardi matin, des officiers de police ont débarqué à son domicile, munis d’un mandat d’arrêt contre lui. « Ils sont arrivés à 6 heures du matin. Ils m’ont embarqué au poste de police de la localité. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Une fois au poste, j’ai compris qu’il s’agissait d’une amende impayée. Je leur ai fait comprendre à maintes reprises que je l’avais déjà payée », relate Preetam. Il ajoute que ce n’est qu’après trois vérifications auprès de la cour que les officiers ont eu la confirmation du paiement effectué.

Selon l’inspecteur Shiva Coothen, les policiers ont agi selon la règle de la Police Act : Executing a warrant of arrest. Il soutient que lorsque le contrevenant paye son amende, c’est au caissier d’informer le magistrat pour que l’amende soit rayée de la liste. Si le magistrat voit que l’amende figure toujours, il lance un mandat d’arrêt.

Selon ces explications, tout porte à croire qu’une erreur administrative serait à l’origine du mandat d’arrêt. Contactée par la rédaction, la cour de district de Surinam n’a pas souhaité donner des explications.