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Coupable d’avoir tué une fille de trois ans : les 35 ans infligés à Yavinash Luchmun maintenus en appel 

Yavinash Luchmun Yavinash Luchmun avait été condamné pour avoir tué la fille de sa compagne.

Yavinash Luchmun avait été condamné aux assises à une peine de 35 ans de prison pour le meurtre de la fille de trois ans de sa compagne. Il avait fait appel de cette décision. Dans un jugement prononcé le lundi 16 septembre 2019, la Cour suprême a rejeté l’appel. 

Yavinash Luchmun était poursuivi devant la cour d’assises sous une accusation de « manslaughter ». Ce boulanger habitant le Sud était accusé d’avoir tué Drishtee Jeetoo (trois ans), la fille de sa concubine. Le drame avait eu lieu le 14 décembre 2010. Yavinash Luchmun avait plaidé non coupable. Le procès s’est déroulé devant un panel de jurés présidé par le juge Benjamin Marie Joseph. 

Dans son témoignage en cour d’assises, Yavinash Luchmun avait concédé avoir giflé la fillette qui ne voulait pas rentrer à la maison. Il avait précisé l’avoir giflée à trois reprises alors qu’il se trouvait près d’un stade de football à Rose-Belle, plus précisément au lieudit Madam Lolo. Yavinash Luchmun avait toutefois nié avoir causé la mort de la fillette. 

«Droits bafoués»

Le 3 juillet 2015, il avait été reconnu coupable de meurtre par un jury à une majorité de sept contre deux. Il avait par la suite été condamné à une peine de 35 ans de prison infligée par le juge Benjamin Marie Joseph. Yavinash Luchmun avait fait appel de sa condamnation. Initialement, neuf points d’appel avaient été avancés. Seulement quatre points avaient été débattus devant la cour d’appel. 

Dans un jugement prononcé le lundi 16 septembre 2019, le Full Bench de la Cour suprême comprenant le chef juge Eddy Balancy et les juges Asraf Caunhye et Gaytree Jugessur-Manna ont rejeté les points d’appel de Yavinash Luchmun. Ils ont maintenu la sentence de 35 ans de prison infligée par la cour d’assises.   

Au moment de la présentation des arguments devant la cour d’appel, Me Deepak Rutnah, avocat de Yavinash Luchmun, avait soutenu que le juge Benjamin Marie Joseph n’avait pas donné les bonnes directives aux jurés dans son « summing-up ». L’homme de loi avait aussi dit que les témoignages et les preuves apportés par la défense n’ont pas eu l’importance requise. 

Me Deepak Rutnah avait également plaidé que la déposition de son client, en date du 14 décembre 2010 et qui contenait des aveux, n’aurait pas dû être recevable en cour. Car les aveux n’étaient, selon lui, pas volontaires et avaient été obtenus après une violation des droits constitutionnels de son client. 

L’avocat a précisé que son client avait été privé de sommeil pendant deux jours, qu’il n’avait pas mangé durant 12 heures et qu’il ne pouvait donc pas se concentrer. Il avait ajouté que Yavinash Luchmun n’avait pas pris connaissance de ses droits de retenir les services d’un homme de loi pour l’assister. 

Le Full Bench siégeant en appel a conclu que le juge Benjamin Marie Joseph a expliqué de manière claire et sans équivoque les sujets liés aux aveux de l’accusé. Ils sont d’avis que les instructions données aux jurés par le juge sur les aveux de Yavinash Luchmun, en tenant compte de tous les éléments de preuve dont ils disposaient, étaient explicites et bien équilibrées. Le Full Bench a statué qu’il n’y a pas lieu d’interférer avec la décision de la cour d’assises. Il a donc rejeté l’appel de Yavinash Luchmun. 

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