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Contrôle strict de la Tourism Authority : les skippers sur les dents 

L’impact était si violent que les vitres de la cabine dans laquelle s’étaient réfugiés les trois officiers ont volé en éclats, endommageant le toit dans la foulée.

Le skipper Marcland Celine a foncé avec son embarcation sur un patrouilleur de la Tourism Authority le mardi 14 mai. Son geste était-il motivé par la frustration ? C’est en tout cas l’explication donnée au Défi Plus par Darsan Racktoo, président de l’Eastern Federation of Pleasure Craft Operations. Il estime que certains skippers sont tendus en ce moment en raison du contrôle strict de la Tourism Authority, dont le risque que leurs permis soient révoqués. 

Marcland Celine, un skipper, a foncé avec son bateau rapide sur le patrouilleur de la Tourism Authority, le mardi 14 mai, vers 13 h 45, alors que des officiers de l’organisme vérifiaient les permis de skippers en mer. Les trois officiers qui se trouvaient à bord, incluant le capitaine, ont dû se réfugier à l’intérieur de la cabine pour se protéger. L’impact était d’une telle violence que les vitres de la cabine ont volé en éclats, endommageant par la même occasion le toit de celle-ci (voir photos). 

Marcland Celine a été traduit en justice le jeudi 16 mai. Il a comparu devant le tribunal de Flacq et la police a objecté à sa remise en liberté. Le skipper de 45 ans est provisoirement accusé de tentative de meurtre. 
L’incident est diversement commenté par les parties concernées. Darsan Racktoo, président de l’Eastern Federation of Pleasure Craft Operations, déplore ce qui s’est produit. Il est cependant d’avis que l’acte de Marcland Celine était motivé par la frustration. « Sa skipper la mo konn li kalm. Zame li agresif. Me souvan zot pe aret li. Li malere. Pa ti bizin ariv sa. Me avek lamann Rs 10 000, risk ki permi revoke… Tousala zwe dan latet bann skippers (…) Inn ariv enn kou latet inn so. Pann reflesi », dit-il. 

De son côté, un groupe de skippers de l’Est demande aux autorités d’exercer des contrôles plus stricts dans l’octroi des permis de skippers à des fins commerciales. « Il faudrait que la licence soit renouvelable sur une base régulière. À chaque renouvellement, le skipper devrait présenter un certificat de moralité fraîchement obtenu et produire le résultat d’un test sanguin en vue de détecter la présence éventuelle de drogue », indique le groupe de skippers. Si ces derniers ont souhaité s’exprimer uniquement sous le couvert de l’anonymat, c’est parce qu’ils disent ne pas avoir envie de se mettre à dos leurs collègues. 

À la Tourism Authority, on balaie d’un revers de la main toute allégation de persécution. « L’organisme exerce un contrôle strict des opérations des plaisanciers sans pour autant cibler qui que ce soit en particulier. Notre rôle est d’assurer la sécurité de tous ceux qui sont à bord de ces embarcations, tant les Mauriciens que les touristes », déclare un cadre. Il ajoute que « les interpellations, les vérifications ou les émissions de contraventions sont dûment consignées par les officiers ».

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