Contrat STC-Mercantile : la FCC rejette toute accusation d’enquête à caractère politique
Par
Le Défi Quotidien
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La Financial Crimes Commission (FCC) affirme agir en toute indépendance dans l’enquête sur le contrat attribué par la STC à Mercantile and Maritime Co. Ltd. Elle rejette toute accusation d’intervention politique après la convocation de membres de l’ancien gouvernement dans le cadre des investigations.
La Financial Crimes Commission (FCC) rejette « avec fermeté » toute insinuation selon laquelle ses actions seraient dictées par un calendrier politique ou par des considérations partisanes. Dans un communiqué, le jeudi 23 juillet 2026, l’organisme anticorruption avance qu’il agit « en toute indépendance », quel que soit le dossier traité.
La FCC apporte ainsi des précisions concernant son enquête en cours sur l’attribution, en juin 2023, d’un contrat par la State Trading Corporation (STC) à Mercantile and Maritime Co. Ltd pour la fourniture de carburant.
Selon la commission, l’évolution de l’enquête ainsi que les éléments recueillis lors des différentes auditions et des investigations ont conduit les enquêteurs à examiner le rôle de plusieurs anciens membres du gouvernement dans le processus ayant mené à l’octroi de ce contrat.
« Des convocations ont été adressées le lundi 20 juillet 2026 à trois anciens hauts responsables gouvernementaux, notamment l’ancien Premier ministre, l’ex-Attorney General et l’ancien ministre du Transport. Ces convocations, précise la FCC, s’inscrivent dans le cadre normal de l’enquête afin de recueillir leurs déclarations concernant leurs responsabilités dans cette affaire ».
La commission indique que 53 personnes ont jusqu’ici été entendues dans le cadre de cette enquête, en tant que témoins ou suspects. Elle ajoute que les investigations de cette nature, particulièrement lorsqu’elles comportent des ramifications internationales, nécessitent du temps.
Les trois anciens responsables concernés devaient initialement se présenter devant les enquêteurs de la FCC ce jeudi 23 juillet. Toutefois, leurs représentants légaux ont informé la commission le mercredi 22 juillet qu’ils ne seraient pas disponibles à cette date et qu’ils ne pourraient être entendus qu’au cours de la semaine prochaine.
La FCC précise que le calendrier des auditions découle donc de l’évolution des investigations ainsi que du report de la première date proposée, à la demande des hommes de loi représentant les personnes concernées.
L’organisme indique que toutes ses opérations sont menées dans le respect de son mandat légal et en dehors de toute influence extérieure.