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Construction illégale à la NHDC de Montagne-Blanche : «Mes voisins peuvent voir dans ma chambre et ma salle de bains»

moka Mme Félicité peut toujours loger une nouvelle plainte au conseil de district.

Sa voisine a été condamnée à Rs 10 000 d’amende pour construction illégale, mais Rosemay Félicité, occupant un appartement de la NHDC à Montagne-Blanche, n’est pas satisfaite. Elle subit une infiltration d’eau dans son salon tout près d’une prise électrique, mais également une atteinte à sa vie privée.

Rosemay Félicité ne se doutait pas que sa voisine allait lui empoisonner l’existence lorsque cette dernière lui a annoncé son intention d’ériger un mur entre leurs deux maisons. « Il s’agissait au départ de remplacer les fils métalliques existants par un mur en béton », explique Rosemay Félicité. Mais curieusement, les travaux ne se sont pas arrêtés là. C’est tout un chantier qui a été ouvert et la voisine a fini par construire en hauteur devant et à l’arrière.
Rosemay Félicité décide alors de prendre les choses en main et, accompagnée par une autre voisine, elle rapporte le cas au conseil de district de Moka. Un stop order est émis par le conseil. Des poursuites sont engagées contre la voisine pour construction illégale. C’était le 19 juin 2018.

Mais comme la loi n’était pas aussi sévère au moment des faits, la voisine s’en est sortie avec une simple amende. Ce qui était loin de satisfaire Rosemay Félicité, car la nouvelle construction comporte deux fenêtres. Une première permettant de voir dans sa chambre à coucher et la seconde dans sa salle de bains. C’est finalement toute son intimité qui est violée. Elle a décidé de ne pas en rester là.

Elle s’est rendue aux bureaux de la NHDC où elle compte de nombreuses allées et venues. Un officier lui a dit que sa voisine est une femme «difficile » et qu’il valait mieux qu’elle vende sa maison. Ce qu’elle n’a nullement l’intention de faire, a-t-elle catégoriquement déclaré sur les ondes de Radio Plus. Au conseil de district, on lui a aussi dit que l’affaire était close après la sentence prononcée par la cour.

Nouvelles dispositions légales

Le président du conseil de district de Moka, Vijaye Busawon, a pour sa part fait savoir qu’il allait examiner le dossier. Il a exprimé l’opinion qu’il pourrait s’agir d’un cas civil.

Il a précisé qu’au moment où la construction a été faite, c’est-à-dire avant octobre 2018, la loi n’était pas aussi sévère.

« La nouvelle loi est venue corriger les omissions de la précédente législation. Maintenant, un certificat de développement est obligatoire pour tout projet de développement. La cour peut demander la démolition d’une structure illégale et le contrevenant est passible d’une amende allant jusqu’à Rs 50 000 », a-t-il expliqué.

Si Mme Félicité veut loger une nouvelle plainte au conseil de district, elle pourra toujours le faire. « Nous avons des conseillers juridiques qui peuvent suggérer la marche à suivre », conclut M. Busawon.

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