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Construction illégale d’un voisin : un habitant de Roche-Bois réclame un Stop Order

Daniel Laurent Le lord-maire Daniel Laurent a promis que des inspecteurs se rendront de nouveau sur le site.

Munesh tient une boutique depuis 22 ans à la rue des Bouchers, Roche-Bois. Avec les récentes averses, son commerce a été inondé. Le boutiquier, âgé d’une quarantaine d’années, tient pour responsable une structure que construit un de ses voisins et qu’il juge illégale. Le lord-maire a promis de sévir si des règles ont été enfreintes.

«Ma boutique a été inondée. Cela fait 22 ans que je tiens ce commerce. Ce n’était jamais arrivé auparavant », clame d’emblée Munesh. Il estime que la faute revient à la construction « illégale » d’un de ses voisins. Ce qu’il craint aussi c’est d’être électrocuté vu qu’il y a des câbles électriques.

Il avance que lorsqu’il a rapporté l’affaire à la mairie de Port-Louis, on lui a dit qu’une notice serait servie au contrevenant. « À quoi cela sert-il ? » se demande Munesh, dépité. « L’homme en question poursuit sa construction qui ne respecte pas les normes. Le mieux aurait été de lui servir un Stop Order », explique-t-il.

Sollicité, le lord-maire Daniel Laurent a rappelé qu’une nouvelle loi pour lutter contre les constructions illégales a été votée en octobre 2018. « Si quelqu’un construit illégalement, il devra assumer ses responsabilités. Il risque soit la démolition de sa construction, soit le paiement d’une forte amende », a-t-il souligné.

Le lord-maire a donné l’assurance qu’il demanderait à des inspecteurs municipaux de se rendre de nouveau sur place. « Ils vérifieront si l’homme qui construit respecte les conditions et les paramètres du plan pour lequel on lui a accordé un permis. Si la construction fait fi des conditions du plan soumis, des actions seront prises contre lui », a ajouté Daniel Laurent.

Dans ce type de cas, la première étape de la mairie est de servir une notice au contrevenant. Ce dernier doit alors stopper la construction. Il doit présenter son plan à la mairie pour que les inspecteurs vérifient si les travaux réalisés respectent bien le plan. Si ce n’est pas le cas, les inspecteurs municipaux lui feront servir une mise en demeure ordonnant l’arrêt des travaux de construction.

La personne aura alors deux options : soit démolir les travaux (voire la totalité de la construction ; NdlR), soit amender les plans du bâtiment pour être dans la légalité. Si la personne persiste et signe, le cas sera transmis à un tribunal.